Le silence, un vrai langage !

Et vous qu’en pensez-vous ?

La force du silence, pas le silence pesant, pas celui qu’on dit ‘lourd de sens », mais celui qui laisse la place à la reflexion, puis à l’expression de l’autre, représente bien souvent le début d’un échange de qualité.

Ainsi récemment, un manager qui présentait les objectifs de son service à ses collaborateurs a terminé sa présentation par cette simple question, suivie d’un silence bienveillant, assorti d’une moue curieuse et confiante. Un collaborateur a répondu tranquillement qu’il pensait les objectifs ambitieux.

Mais encore ? …

Ambitieux pour une équipe aussi réduite a t’il dit.

Comment faire alors ? …

Mettre les bouchées doubles ou étoffer l’equipe !

Tout était dit. deux pistes étaient lancées: mettre les bouchées doubles en s’organisant, en s’entraidant, en préparant mieux les plannings, en respectant les engagements vis-à-vis des tiers, en communiquant régulièrement. Bref, sans « travail » supplémentaire, c’est possible et l’équipe elle-même en a décidé. Et si nécessaire, l’équipe sera étoffée à certains moments.

Le manager n’avait pas vu les choses de cette manière. Il avait prévu des entretiens individuels pour « faire passer » les objectifs, faire adhérer à la stratégie coute que coute, il n’en a pas eu besoin !

Valentine Chapus-Gilbert

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que vous souhaiter ? D’oser !

Me voici en période de cartes de voeux… outre la grande question des voeux papier vs voeux electroniques, je m’en pose une bien plus difficile: que vous souhaiter à vous, lecteurs ?

Je vous connais mal, vous etes pourtant nombreux chaque mois à passer quelques minutes sur ces pages, à chercher des réponses, à vous poser des questions, à découvrir ce que pensent et vivent les auteurs de ce blog ! Malheureusement l’interactivité si facile sur un blog, est inexistante ou presque…

Alors je vous souhaite d’oser !

oser vous exprimer, répondre, contredire, poser des questions, partager vos expériences. Oser échanger, avouer ses succès, ses difficultés. Oser raconter les anecdotes trucculentes de votre quotidien de manager ! Ce blog est pour vous, il gagnerait tant à vivre « par » vous !

Je vous souhaite donc une année de management, de leadership, de management de projet…avec ses tentatives et ses succès ! Nous sommes à votre écoute,

Valentine Chapus-Gilbert

La philosophie de la conduite de projet

 Mener un projet c’est un état d’esprit : enthousiasme et exigence
 Utiliser son « bon sens » et son sens de l’humour
 Se poser avant de « foncer tête baissée » dans l’action est essentiel si l’on ne veut pas passer à côté de l’objectif et éviter de consommer des ressources inutilement
 Il est nécessaire de se remettre en cause souvent pour être sur le bon chemin et être à l’écoute de ce qui se passe (environnement au sens large)
 Il y a mille façons d’atteindre les objectifs de projet, la votre sera la bonne
 Partager votre vision avec dans un premier temps le commanditaire, le comité de pilotage, puis l’équipe projet et enfin les acteurs de l’entreprise
 Donner envie aux Hommes de l’entreprise d’être « auteur » des transformations en les impliquant dés le démarrage d’un projet
 Communiquer de façon sincère et authentique tout au long d’un projet

Marine Cousin-Bernard

« L’important c’est d’agir… »

La tentation est souvent grande en tant que manager ou chef de projet de foncer dans l’action au lieu de privilégier la réflexion. La raison invoquée est souvent celle de gain de temps à court terme, alors qu’il faut savoir perdre du temps pour en gagner.
Il faut accepter d’investir du temps dans le lancement d’un projet et l’explicitation de ses enjeux et de ses objectifs. Cela me rappelle une réunion de lancement de projet. Au bout de 20 minutes de celle-ci, le chef de projet qui animait la réunion avait déjà utilisé 10 fois des formules telles que : « nous allons devoir balayer des processus » ou bien, « …comme nous aurons à descendre des processus… » ou bien « l’objectif est de mettre à plat les processus… », sans une seule fois vérifier auprès des participants qu’ils savaient ce qu’était un processus. Alors chacun y allait de son imagination et se disait qu’on allait nous fournir soit des balais, soit des fusils pour descendre ces fameux processus ou alors qu’un processus devait ressembler à un escalier ou une échelle puisque nous aurions à réaliser un exercice de descente…en rappel ?
Foncer dans l’action sans avoir clarifié le résultat à atteindre et défini les modalités pour y parvenir est toujours source, en cours de projet, de gaspillage d’énergie, de retours en arrière inutiles et de tensions humaines à répétition. Sur le projet des processus, ce phénomène ne tarda pas à se produire : les contributeurs ressentirent rapidement de l’agressivité vis à vis du chef de projet pour son manque de direction et de précision et vis à vis des fameux processus : concept qu’ils prirent en grippe et qu’ils jugèrent inadapté à leur contexte, alors qu’il s’agissait du coeur même de leur projet

Elizabeth Gauthier