le rôle d’un prescripteur (de formation, de coaching) dans l’entreprise

Nous savons déjà que les médecins sont prescripteurs … de médicaments. Ils prescrivent les remèdes, dosages et récurrence dont ils pensent que les malades auront besoin. Ils ne sont pas directement intéressés par les ventes dudit médicament (ou de moins en moins visiblement) mais sont satisfaits car leur patient va mieux et approfondit la confiance qu’il met en lui.

 

Un prescripteur, en termes de management, est assez proche de cette logique.

Dans un séminaire qui ciblait les prescripteurs de formation, le DRH de l’entreprise a précisé ce qu’il attendait d’eux. Les managers stratégiques de l’entreprise, qui découvraient l’offre de formation destinée à leurs équipes de managers (avec des ateliers), ont ainsi entendu

– un prescripteur crée l’ambiance propice à la remise en question positive et l’apprentissage en management

– il fait vivre et met en oeuvre les formations suivies par ses managers dans le temps, dans la durée

– il demande et donne du feed back à ses managers sur le sujet du management après la formation, à la personne formée comme à son entourage

 – et surtout il s’attend à voir revenir de formation des managers transformés, différents … guéris, (étaient-ils, consciemment  ou non, malades en partant) en quelque sorte !

 

Valentine Chapus-Gilbert

 

la table ouverte en entreprise pour créer du lien et écouter

Les grandes entreprises ont parfois mis en place des « dispositifs » appelés « table ouverte ». Il s’agit d’inviter, régulièrement, le « bas’ de la pyramide à un repas dit informel avec le « haut » de cette même pyramide. A écouter les employés, ce système serait faussé: on leur demande de préparer leurs questions, les réponses sont convenues, l’échange n’est pas vraiment libre… peut-être en attendent-ils trop ? peut-être le terme même de « dispositif de table ouverte » ferme t’il les envies, la spontanéité ?

Jusqu’ici en tout cas, je n’en avais pas une image rutilante, même si je trouvais l’idée constructive. Entendre, de la part du terrain, la réalité des préoccupations, les réussites, les difficultés, me semblait une heureuse manière d’éviter les distorsions de perception, les interprétations, bref les écarts entre le modèle et la vision et la concrétisation des décisions.

(En aparté je constate qu’au sommet du gouvernement on tente actuellement la même chose, avec les visites de deux jours en région, au contact des « vrais gens (sic) »)

Jusqu’ici, donc, car j’ai découvert une manière de faire de cette pratique une excellente pratique, qui maintient la proximité, crée du plaisir, des attentes, du résultat. Il s’agit d’inviter, pour leur anniversaire, une fois par mois, les salariés d’une entreprise à déjeuner avec leur « grand patron », accompagné, selon les cas (et leurs dates d’anniversaire aussi) quelques chefs de service. L’ensemble ne concerne pas plus de 8 à 10 personnes par repas. Voici les verbatim des participants

– on voit arriver la date de son anniversaire et on recueille les messages à faire passer

– c’est quand même plus sympathique qu’un face à face où on est tendus

– au fil du déjeuner lui comme nous on est plus naturels

– c’est une bonne occasion de parler aussi d’autre chose que de boulot

– ce n’est pas du tout comme une réunion, mais il donne suite à pas mal de choses qu’on évoque à peine ensemble

Bon, l’un d’entre eux m’a avoué tout de même qu’il se débrouille chaque année pour être en repos le jour de son anniversaire pour éviter cela… et le féter en famille !

 

Valentine Chapus-Gilbert

Avez-vous exploré l’écosystème de votre entreprise ?

Pour peu que vous soyez dans une entreprise « traditionnelle » (n’y voyez rien de péjoratif), votre quotidien se déroule peut-être encore entre un chef et des collaborateurs.

Si, en revanche vous travaillez dans un environnement matriciel, de start-up ou en mode projet, vous avez la joie de naviguer parmi « des » chefs, « des collaborateurs qui ne sont pas les « votres », des collègues qui parfois sont « fonctionnellement autoritaires », bref la structure est plus complexe et les interlocuteurs sont nombreux.

Dans les deux cas le point commun, c’est que vous avez vos interlocuteurs « internes », et le reste.

Explorons ce « reste », que j’appellerai « l’ecosystème » de l’entreprise: ce qui fait qu’elle vend, qu’elle se fournit, qu’elle se fait connaître, bref, qu’elle vit !

Ces interlocuteurs peuvent être nombreux, très (voire trop parfois) présents auprès de vous, ils travaillent étroitement avec vous sur ce qui est leur coeur de métier, tout en étant proche du votre:

– fournisseurs

– partenaires

– clients

– concurrents (cf mon billet sur la coopétition)

– médias

– communautés

Ces personnes, ces savoirs-faire, ces occasions de s’ouvrir aux informations « hors maison » sont précieuses, tant pour vous en tant que personne (demain un futur job ? des compétences à développer ? des projets à faire valoir ?) que pour votre entreprise (une « veille » économique sur ce qui se fait ailleurs, comment cela se fait et ce que l’on peut en faire à court, moyen, long terme.

Un exemple ? un utilisateur d’un réseau social interne associatif (regroupant des directeurs de CFA, pour être précis) m’a éclairé il y a deux heures sur les clés de réussite d’animation d’une communauté d’intéret (celle que je réunis sur mes blogs, bref… vous).

Merci à lui d’être présent dans mon écosystèeme !

et le votre, quel est-il ?

Valentine Chapus-Gilbert

 

Etre authentique, c’est penser tout ce que l’on dit, pas dire tout ce que l’on pense !

C’est la ligne de conduite que nous a proposée Valentine dans son article du 24 janvier dernier. Facile à dire, moins facile à mettre en oeuvre ! Voilà pour ma part, ma façon de me repérer et d’aider des managers à se repérer et à adopter une posture authentique et sincère :

dire tout ce que l’on pense à tout le monde et tout le temps comme on le pense et au moment où on le pense, relève de la spontanéité. Exemple de l’enfant qui dans un ascenseur dit tout haut à sa maman : « maman, la dame à côté de toi elle est moche ! ». Quand nous sommes dans le registre de la spontanéité, de la franchise débridée, nous ne réfléchissons pas à la conséquence de nos déclarations : conséquence sur l’autre, sur notre image, nos relations….

– ne jamais dire ce que l’on pense, ou dire le contraire de ce que l’on pense : se définit comme de l’hypocrisie, de la tromperie, revient à jouer un double-jeu à faire semblant et est le contraire de l’éthique managériale.

Vous l’aurez compris, dire ce que l’on pense et penser ce que l’on dit, suppose d’être honnête avec soi même et avec l’autre, réfléchir à comment on va et on veut le dire, prendre en compte son interlocuteur, être capable d’utiliser le Je, s’appuyer sur des faits, reformuler…

En quelque sorte se souvenir des propos de Nicolas Boileau, dans l’Art Poétique : »…Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »

Elizabeth Gauthier

e-learning, blended learning: le manager acteur pour faire adhérer ?

En assistant ce matin à ce qu’on appelle un « Rex », ou retour d’expérience d’une grande entreprise sur la mise en place d’une plateforme e-learning interne, j’ai été frappée par plusieurs contradictions que je partage volontiers avec vous:

l’entreprise (60000 salariés, 5,5 milliards d’euros de CA) se réjouit d’avoir mis en place une plateforme avec une quinzaine de modules de e-learning. Après quelques mois, 3% des heures de formation sont dispensées en format « e-learning » ou « rapid learning », ces derniers étant des présentations rendues interactives avec une voix off et un quiz final.

En effet, c’est un bon début !

C’est une belle économie, puisque les salariés se forment dans l’entreprise, sans surcoût de déplacement.

La plupart des modules proposés s’intègre dans une formation « blended », c’est-à-dire qu’ils doivent être suivis avant d’aller en formation « présentielle » (vous suivez ?), faute de quoi le malheureux participant ne comprendra pas grand chose puisqu’il lui manquera la partie dispensée à distance.

Développer les compétences ainsi, c’est flexible, innovant, parfait ?

Non, pas parfait selon moi, même si je loue l’effort, surtout dans un environnement où le « dialogue social » comme ils disent n’a pas été de tout repos pour accompagner ce changement de fond.

 

Que manque t’il encore pour que la formation à distance, c’est-à-dire sans salle de formation, sans déplacement, soit comprise, appréciée, bref motivante … ?

 – un manager bien-sûr !

Formé à la formation à distance, un manager peut, en quelques minutes, rendre l’accès à la formation e-learning attractive, ludique, concrète.

– Il sait ce que contient le module, il peut utiliser le support (sur son PC quand les autres n’en ont pas) et former plusieurs collaborateurs en même temps grâce à l’outil. il rend l’apprentissage interactif, l’illustre, fait participer les apprenants, bref donne vie à l’exercice d’apprentissage !

– il organise au moins l’apprentissage, en donnant l’accès à l’outil, pour limiter les freins et les bugs qui découragent, en proposant des casques, en faisant en sorte que les apprenants ne soient pas dérangés

– il assure le suivi de la formation, laisse le temps de mettre en pratique pour assimiler les nouveautés et « acte » les compétences enfin acquises.

 

les formations de formateurs actuelles intègrent ce type de formation, pour vous donner les moyens de former à distance tout en formant… tout court,

pensez-y !

Valentine Chapus-Gilbert

newsletter janvier 2013

Edito

2013, une année treize .. enthousiasmante ! sortir du gris ambiant, du « oui mais » pour voir vos projets avancer, aboutir, germer, voila ce que je vous souhaite a tous !

Plusieurs clients, tant en coaching qu’en formation ou codeveloppement, m’ont demandé, en aparthé puis de plus en plus fort, de savoir dire non, s’affirmer, se faire entendre… de tous, supérieurs, collaborateurs, lobbyistes chevronnés voire même manipulateurs malveillants (oui, ça existe et il est possible d’agir) !

A croire que, dans les entreprises où l’autorité hiérarchique est (encore) la plus forte, les nouveaux, les jeunes, les experts ou, tout simplement, les personnes « responsables et impliquées » sont en train de progresser pour que leurs avis, leurs idées et leurs décisions aient autant de valeur et de poids que celles de leurs « chefs ».

Bonne nouvelle ! là ou les enfants américains, dès l’ecole maternelle, pratiquent le « show and talk » devant toute leur classe, sur n’importe quel sujet, les collaborateurs prennent enfin confiance dans l’intérêt et la valeur de ce qu’ils pensent et disent ! la formation « renforcer sa stratégie d’influence » a ainsi vu le jour et remporte un grand succès. Une interview à la une du site pourseformer.fr vous en donne un aperçu

Continuons, cela va dans un bon sens !

Au programme de cette newsletter hivernale : un livre passionnant, le témoignage d’un client en coaching, une analyse toute personnelle de l’évolution du cabinet et de nos projets et l’actu de Marine, une de nos partenaires.

Et en bonus les 5 articles les plus lus de nos deux blogs, qui drainent plus de 20000 visiteurs uniques par mois ! On peut faire encore mieux, avec un peu d’encouragement !

Psssst : un mot sur vous, cher lecteur : vous etes environ 1000 happy few à recevoir, sans toujours l’avoir demandée je sais, ma newsletter. Je vous connais tous personnellement, la plupart du temps dans le cadre professionnel, ce qui m’autorise une liberté de ton et exige un contenu qui vous concerne. Si je n’ai pas atteint ce dernier objectif, merci de m’aider a m’améliorer en m’en informant, je vous en saurai gré !

 En librairie et sur le net

Savez-vous que nous sommes un animal social ? David Brooks nous livre, avec humour et pertinence (et de nombreuses etudes et donnees chiffrees) les « ressorts caches de l’amour, du bonheur et de la reussite », rien que ca ! Avec Harold et Erica, deux etres humains comme vous et moi, il nous fait decouvrir tout ce qui se passe dans nos tetes, nos cœurs, nos hormones et le reste et qui guide notre vie, inconsciemment le plus souvent, vers les rives du bonheur et de la reussite ou vers le desequilibre et l’insatisfaction profonde. Drôle, documente, etonnant et utile pour se connaitre et comprendre que notre vie est entre nos mains.

Et un petit coup de projecteur bienvenu sur le petit dernier de la collection nathan-Lesechos.fr ! Motiver ses équipes, écrit par Laurence Thomas, sous ma direction. 180 pages pour redécouvrir tous les leviers de cette énergie à faire les choses qui peut émerger dans toutes les circonstances ou presque si on actionne les bons, au bon moment.

 Coaching : Témoignage d’un cadre en évolution

 Jean-Charles, pourquoi et pour quoi avez-vous demande a vous faire coacher ?

« Profitant d’une fusion au sein du groupe de Consulting spécialisé pour lequel je travaillais depuis 4 ans dans une fonction de Business Development , j’ai saisi l’opportunité de suivre des investisseurs qui me proposaient de les aider en les accompagnant dans leurs projets de manière indépendante. Il était donc indispensable pour moi de valider que j’étais bien en adéquation sur les plans professionnel, personnel et familial. »

Que vous a apporté cet accompagnment exactement ?

« En balayant avec Valentine les aspects transverses lies à ce type de projet atypique, j’ai pu gagner en confiance en moi dans un contexte macro-économique très incertain, et me fixer plus facilement des limites raisonnables de temps et d’objectifs, pour à la fois m’investir dans le projet avec les points d’étapes nécessaires pour continuer, faire évoluer et/ou modifier mon projet.

J’ai aussi une bien meilleure prise en compte de mes forces & faiblesses tant vis-à-vis de tiers, de leurs attentes, que de moi-meme et plus concrètement un positionnement professionnel de « désiré » plutôt que « désirable », pour reprendre une des séances sur ma posture pour répondre aux besoins de clients et développer ainsi une relation sincère basée sur la pérennité, à un moment où les modèles sont en train d’évoluer. »

 une analyse toute personnelle de l’évolution du cabinet et de nos projets : changer le monde sans perdre son âme !

Après 12 ans d’existence, déjà, le cabinet Chapus Conseil prend de la hauteur et regarde vers le passé pour mieux servir au présent, et comprendre ce qui se trame dans le futur.

En dehors du développement de nouvelles compétences, nécessaire pour rester à la pointe et surtout utile à l’épanouissement individuel de son insatiable gérante, le cabinet a travaillé avec des centaines de managers et dirigeants. Que ce soit dans de grandes structures internationales, de petites PME en construction, auprès de cabinets RH ou en lien direct avec les demandeurs, Chapus Conseil propose, ajuste, conçoit, aménage et réalise des missions ponctuelles ou récurrentes avec un soin tout particulier dans les relations humaines établies.

Des projets visibles comme les livres, ou plus discrets comme les conférences de réseau,

Des projets « cœur de métier » comme la recherche d’outils créatifs pour des parcours de formation certifiants, ou « marginaux » comme les livres pour enfants sur l’aventure des métiers,

Des missions faciles (l’animation de « best sellers » auprès d’un public enthousiaste et demandeur) ou plus risquées (« manager dans la frugalité » dans un secteur en berne sous le feu des projecteurs médiatiques)

Tout y est question de lien, d’idées, de changement, de l’utile, sans perdre de vue qu’en prenant soin de nous-mêmes (faire ce que l’on aime et le faire bien)  nous pourrons prendre soin de l’autre.

Puisque c’est ainsi et que cela fonctionne, j’ai prévu de continuer !

Merci de votre confiance !

 Blogs : les 5 articles les plus lus

Deux blogs, l’un pour les managers et dirigeants, l’autre pour ceux qui veulent etre acteur dans l’entreprise. Ce sont deux angles qui s’adressent souvent aux memes personnes, au total pres de 20000 visites par mois !

Les 5 articles les plus lus sont (contre toute attente) les suivants :

–          sommet sur le climat: du difficile exercice du changement sur un groupe

–          les 3 pièges de la prise de poste

–          du bon usage de la bienveillance

–          ouvrir la fenêtre de Johari  

–          qu’est ce qu’un référentiel de management de projet

 Des nouvelles de Marine Cousin-Bernard, une de nos partenaires :

 Marine continue son chemin et centre toujours son attention sur :

–    Le management de projet, en accompagnant plusieurs entreprises qui ont fait le choix de passer de la « gestion traditionnelle de projet » au management par projets – toutes les entreprises n’en sont pas au même stade de maturité-

–    Le management, en accompagnant dans leur développement des managers, des directeurs dans leur quotidien  – l’accompagnement peut prendre plusieurs formes ; le coaching, le conseil et la formation-

Enfin, Marine a été élue Présidente de la Chambre Professionnelle du conseil en Ile de France début janvier 2013,

A bientôt pour d’autres nouvelles !

Valentine Chapus Gilbert et ses partenaires

conseil RH, formation, coaching

Chapus Conseil

tel +33(0) 9 50 56 32 80

Mob + 33(0) 6 12 37 49 23

www.chapusconseil.com: le site du cabinet Chapus Conseil et de ses partenaires

www.manager-ca-sapprend.com : le blog des managers

www.nathan-lesechos.fr : le site des 7 ouvrages publiés par notre équipe !

www.etreacteurdanslentreprise.fr: le blog des auteurs de la collection Nathan-LesEchos.fr

merci pour cette présentation de la stratégie d’influence !

Quelle fierté, je suis « à la une » du site www.pourseformer.fr !!

l’article est ici, bonne lecture !

J’ai déjà évoqué ce sujet de la stratégie d’influence, qui intéresse de plus en plus les managers, en formation comme en coaching: ont-ils mauvaise conscience à préparer leur argumentaire ou  leur négociation ?

Ce qui est sûr c’est que la peur de manipuler, comme le sentiment d’être parfois manipulé, est au centre de leurs préoccupations, ce qui met en valeur l’éthique et l’honnêteté de ces participants.

Mais être authentique, c’est penser tout ce que l’on dit, pas dire tout ce que l’on pense, nuance !

Et réfléchir aux points à mettre en avant ne veut pas dire cacher les points à mettre en arrière… mais seulement utiliser les raccourcis du cerveau à son profit.

Pourquoi le cerveau fait-il des raccourcis ? Si le cerveau étudiait toutes les informations dont il a objectivement besoin pour prendre une décision, les décisions seraient presque toujours prises trop tard… ce qui revient à de mauvaises décisions.

Les spécialistes de ces raccourcis en abusent parfois et nous donnent le sentiment d’être manipulés, simplement parce que nos raccourcis nous jouent des tours. Un yaourt à 0% ? je vais maigrir ! j’achète…

C’est pourquoi je terminerai par cette anecdote truculente sur les raccourcis, qui fait de nous des êtres influencés, certes, mais doués de raison et d’une sensibilité qui nous aide à discerner le bon grain de l’ivraie.:

Interview de Franck Zappa, musicien de rock, par Joe Pine, présentateur particulièrement acide qui avait dû subir une amputation de la jambe. L’interview date des années 60, époque où les cheveux longs étaient encore inhabituels et mal acceptés

•Joe Pine: Si j’en juge d’après vos cheveux longs, vous êtes une fille.
•Franck Zappa: Si j’en juge d’après votre jambe de bois, vous êtes une table.
des commentaires ?
Valentine Chapus-Gilbert

Un entretien d’accompagnement en quoi cela consiste ?

Je dédis ce petit article, à Martine mon amie trader, qui me dit régulièrement qu’elle aimerait être une petite souris pour m’observer en situation de travail, car me répète t’elle  : je ne comprends rien à ce que tu fais ? Tu accompagnes des managers ? où, pourquoi, comment ?

Les entretiens d’accompagnement, qu’ils soient individuels ou collectifs sont menés sous forme de dialogue sans ordre imposé et sans l’utilisation de la part du consultant d’un questionnaire figé avec des questions préétablies et standardisées.

  •  Ce ne sont donc en aucun cas : 
    • Des entretiens d’audit : vérifier que les pratiques correspondent à une quelconque procédure
    • Des entretiens de revue de projet  ou d’action : apprécier l’état d’avancement et la performance du projet ou de l’action
    • Des  entretiens d’évaluation des personnes : évaluer leurs pratiques et/ou compétences

Le consultant se positionne en personne-ressource, cherchant à impulser et stimuler la volonté et la capacité des accompagnés à mobiliser les acquis de l’accompagnement . Et ce, selon des modalités stimulantes et protectrices inhérentes à tout processus d’accompagnement : neutralité de principe, confiance réciproque entre l’accompagnant et l’accompagné, confidentialité…

En général, il s’agit donc pour chaque individu de travailler sur 3 plans d’analyse et d’expérience qui, tout au long du processus d’accompagnement, qu’il soit individuel ou collectif, vont lui permettre de s’évaluer, d’expérimenter, de prendre du recul, pour renforcer sa posture managériale

  • par rapport à ses pairs (coopération / collaboration-recherche de performance en équipe)
    • par rapport à l’organisation (mission et valeurs / performance organisationnelle / leviers d’action)
    •  par rapport à son équipe (rôle de leader )

Le consultant peut être amené en alternance à jouer 4 rôles complémentaires auprès de la personne accompagnée :

  • « Miroir » : apporter un œil neuf, porter un avis critique constructif, émettre du feedback au manager sur ses pratiques, ses postures et l’image qu’il projette sur les autres. Il peut ainsi prendre conscience de sa façon de fonctionner et envisager le cas échéant de nouvelles formes d’actions…
  • « Eperon » : stimuler et encourager le manager, en toute bienveillance mais sans complaisance : élever le niveau d’exigence, faire face aux difficultés, aborder les situations délicates, s’intéresser à tout ce qui n’est pas facile, affirmer sa posture managériale en intégrant son fonctionnement personnel et les contraintes de son environnement…
  • «  Modérateur » : aider à comprendre ce qui se joue entre lui et les autres pour que les interactions se passent bien, à prendre du recul, à relativiser les événements, à pondérer les réactions, à utiliser les réussites et les échecs comme sources d’apprentissage…
  • « Intégrateur » favoriser l’assimilation et la capitalisation optimale par le manager accompagné des acquis de l’accompagnement, l’inciter à en exploiter les bénéfices dans de nouvelles situations

Elizabeth Gauthier 

Et si pour démarrer l’année……

…. Les différentes directions, les différents services ainsi que leurs managers faisaient la paix et jouaient un peu plus le CO-llectif ?

Notre société est en pleine mutation :

–    Notre environnement est de plus en plus incertain,

–    De nouveaux concurrents apparaissent,

–    Les clients sont de plus en plus exigeants et demandent toujours plus

–    Les repères changent……et changent vite….

 

Alors plaçons l’année 2013 sous le signe du CO et décloisonnons allégrement :

–    En CO-opérant les uns avec les autres, à croire que les entreprises luttent plus en interne qu’en externe, et pourtant il y aurait des améliorations à réaliser,

–    En CO-llaborant franchement : travailler ensemble permet de développer une Intelligence collective qui est souvent plus riche que lorsque l’on travaille seul. Mettons de côté nos egos qui freinent la réflexion, l’innovation et surtout l’Action,

–    En faisant COnfiance a priori à nos collègues, collaborateurs, collatéraux et chefs,

–    En apprenant la CO-responsabilité, chacun assume ses actes (positifs ou négatifs) ainsi que les conséquences de ses actes ;

–    En restant simple, sincère et authentique dans nos rapports aux autres

–    En CO-créant, sous forme d’échange d’idées et de partage de pratiques

–    En COnstruisant une bonne ambiance de travail qui allie plaisir et équilibre.

Henry Ford disait : « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite. »

Soyons acteur de nos réussites !!

Marine COUSIN-BERNARD

L’enquête de L’Entreprise: les salariés veulent être choyés par leur manager…. que du neuf !

Le magazine l’Entreprise a publié en décembre les résultats d’une enquête réalisée auprès des salariés d’entreprise par Comundi.

Le titre de l’article est « les salariés veulent être choyés par leur manager ».

Cela vous étonne ?

attendiez-vous quelque chose comme « les salariés veulent du challenge pour mériter de la reconnaissance ? »…allons allons.

 

Pour moi, lectrice fervente de ce magazine, la surprise est totale: comment peuvent-ils annoncer fièrement … une telle lapalissade ?

 

le paternalisme, tant décrié ces dernières années et remplacé par les objectifs SMART reviendrait-il sur le devant de la scène ?

Ah lala, heureusement que les consultants et les instituts de sondage sont là pour mettre ces informations sur du papier glacé (et sur internet) !

 

Trève de gausserie, je remercie malgré tout ceux qui rappellent que la vie en société est un perpétuel balancier qui cherche à trouver un équilibre, toujours éphémère, entre des pratiques excessives.

 

Ainsi, après l’époque des carrières longues et tranquilles, on a voulu insuffler de l’exigence, via du challenge, de la compétition, des performances et des ratios. Très bien, mais arghhh…. voilà les salariés qui plient sous le stress, et on accuse même son employeur à coup de lois et d’accords sur les RPS.

Que faire alors ?

Ecouter, prendre la mesure, prendre soin, agir sur le bien-être.

Pas de carrière longue et tranquille pour autant, mais une vie professionnelle qui dure plus de 40 ans, et durant laquelle le psyché résiste, endure, et ne doit pas casser.

 

Tout ceci apporte de l’eau à notre moulin, nous, consultants, formateurs et coach !

Nous avons des propositions, à tout de suite !

 

Valentine Chapus-Gilbert

 

Voeux 2013: soyez les acteurs de votre entreprise !

Que vous souhaiter, chers lecteurs, pour 2013 ?

mille bonnes choses !

– du plaisir (à travailler, à manager, à se reposer, à profiter, à aimer)

– de la réussite (voir ses projets aboutir, ses objectifs atteints, ses idées se concrétiser)

– de l’étonnement (pour accueillir l’audace, une surprise, l’inattendu)

– de la confiance (des moments de paix, des signes de reconnaissance, l’envie d’aller de l’avant)

voyez-vous d’autres souhaits à formuler ?

 

Je me souhaite aussi plus de visiteurs (chaque semaine vous êtes plus nombreux, mais nous pouvons faire beaucoup mieux que « manager-ca-sapprend.com et ses 18000 visiteurs le mois dernier, non ?), plus de participation de votre part (partagez ! partagez !!) et des post par dizaines au fil de nos pérégrinations dans le délicieux monde des dirigeants et managers…..

 

y a Pu ka !!

 

Valentine Chapus-Gilbert

La puissance des métaphores…. suite

Pour poursuivre l’idée développée par Valentine  dans un article précedent, je vous invite à lire l’article paru dans la lettre de décembre 2012 de « Place des réseaux » sur l’utilisation des métaphore dans le domaine professionnel : Le pouvoir des métaphores, 7 clés pour mieux argumenter et convaincre.

Bonne lecture

Marine COUSIN-BERNARD

 

Et si vos projets étaient pilotés?

On ne le répètera jamais assez que les points d’avancement avec son client sont incontournables, utiles, nécessaires,…..

Pourquoi ?

Parce qu’au démarrage d’un projet, tout est beau, nouveau, pas l’ombre d’un nuage à l’horizon. Le client pense souvent que, faire le point à une fréquence régulière est superflu. Et pourtant…..

Un projet ne se passe jamais comme on l’a prévu, il y a des aléas, de nouveaux choix à faire, des arbitrages,…et j’en passe. Le projet se déroule dans un univers incertain, on avance en marchant (le « on » pour le client et le consultant).

C’est, pendant ces moments privilégiés (« point d’avancement »), prévus à l’avance sur toute la durée du projet que les échanges sont importants, nécessaires et incontournables. Ils reflètent clairement ce qui a été réalisé pendant la période passée et ce qui sera réalisé pour la période à venir. Le client voit l’avancement du projet, comprend ce qui est fait et comment. Cette démarche rassure le client et lui permet de maîtriser le projet : de le piloter. Cette réunion permet aussi d’exposer les risques éventuels ainsi que d’inscrire les décisions prises pour la suite du projet. La continuité d’un projet n’est pas automatique….

En général, un point efficace dure une heure. Un compte rendu synthétique est réalisé et diffusé aux parties prenantes et chacun réajuste sa route en fonction des décisions prises.

Les bénéfices du pilotage sont nombreux :  gain de temps (grâce à la régularité), gain d’énergie, confiance mutuelle (entre le client et le consultant), discussions construites et argumentées (puisque un point d’avancement se prépare…), décisions prises tournées vers l’action,…..

Et vous, vous faites régulièrement des points d’avancement sur vos projets ?

Marine COUSIN-BERNARD

un entretien individuel : occasion de découvrir celui qu’on croit connaître

J’accompagne actuellement un manager et son équipe, dans un contexte de fusion d’entreprises.

Ce manager a de la chance, il a des pairs qui vivent la même chose que lui, avec lequel il travaille en codéveloppement professionnel, et en plus il m’a, moi (!), en coaching individuel.

De la chance, même si ce n’est pas du luxe, car l’avenir est très flou, alors que les attentes, frustrations, craintes, sont très nettes…

Il a préparé, puis conduit, des entretiens individuels pour faire émerger les ressentis de ses collaborateurs face à cette fusion, et recenser les besoins de formation pour le plan de formation 2013.

En préparant, avec ses pairs, ce type d’entretien « extraordinaire », les inquiétudes étaient légion: tel collaborateur va refuser, tel autre va me renvoyer à la figure qu’il est mal dans son nouveau poste, que ce n’est pas le moment de parler de formations….

Et pour plusieurs, la crainte majeure était « que va t’on se dire de plus que ce qu’on sait déjà l’un de l’autre, sur la fusion et les besoins de formation? ».

quelques semaines plus tard, les retours sont étonnants, je vous livre les verbatims tels que je les ai entendus, en coaching et groupe de codéveloppement

– désormais j’encadre une ex collègue qui est une amie. je craignais qu’elle se fasse bouffer par affection pour moi. Pendant l’entretien, naturellement, j’ai entendu de sa part des propos d’une collaboratrice à son manager, c’était incroyable !

– je pensais connaître ce collaborateur et j’ai découvert une facette de lui que j’ignorais complètement

– j’avais l’habitude de dire « c’est la RH qui refuse cette formation » pour me dédouaner. j’ai cessé car je sais que je peux défendre mes collaborateurs. j’ai donc pris des décisions devant eux, quitte à ce que les difficultés commencent et que je doive les assumer. L’effet sur l’équipe est immédiat: confiance, légitimité.

Bravo à vous tous !

Valentine Chapus-Gilbert

« Motiver ses équipes, le petit dernier de la collection nathan-lesechos.fr !

Laurence Thomas, auteur de l’ouvrage et moi-même, directrice de l’ouvrage, sommes heureuses de vous annoncer la sortie, dans les bonnes librairies et sur les sites internes tels qu’amazon, fnac and co de l’ouvrage « motiver ses équipes » !


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Widgets Amazon.frAu programme des outils, des courants, des moyens organisationnels, humains, concrets pour maintenir cette alchimie qui fait d’un collaborateur un élément moteur dans son équipe, et de la performance attendue un objectif stimulant !
Bonne lecture !
Valentine Chapus-Gilbert

4 modes d’apprentissage pour former avec pédagogie

Surprenant: je conçois et anime des formations pour managers et RH depuis près de 12 ans et j’avais, sans le savoir, appliqué « les »4 modes d’apprentissage !
comme quoi le bon sens et l’intuition font des merveilles….

Trève de plaisanterie sur ces modèles qui sont chaque jour plus nombreux, qui deviennent des « principes », bientôt peut-être des « axiomes » comme en mathématiques, ils sont néanmoins utiles pour donner des repères, alors je vous en fait bénéficier, cher lecteur, au cas où vous ne sauriez pas comment transmettre votre savoir de manière efficace !

Car chacun transmet selon ce qui lui permettrait, à lui, de comprendre et de mémoriser, mais c’est parfois inadapté à celui qui reçoit, qui, lui, est plus réceptif à d’autres façons de faire (voire répulsif à celle qui vous convient à vous !)

Ces principes s’ajoutent d’ailleurs aux canaux de mémorisation: mémoire auditive, visuelle, kinésthésique (là ne me dites pas que cela ne vous dit rien !)

les 4 modes en questions se complètent, une formation bien construite les utilise tous.

– mode abstractif: c’est là que s’inscrivent les modèles, les études réalisées, tout ce qui, en théorie, permet d’être réalisé en réalité. en management, on peut citer le leadership situationnel de hersey et blanchard, en connaissance de soi la typologie de Jung avec le MBTI et le Golden, en communication le DESC pour adopter un comportement assertif etc.

– mode exploratoire: par la mise en oeuvre concrète, sous forme d’exercice, de mise en situation, de cas étudiés, l’apprenant va « toucher du doigt »ce qu’il apprend et se l’approprier personnellement

– mode réfléchi: en son for intérieur, l’apprenant va comprendre, connecter les informations à d’autres repères qu’il a, décider ce qu’il peut utiliser et comment utiliser concrètement ce qu’il apprend. Pour un manager en formation, cela ressemble notamment au plan d’action individuel avec lequel repartent souvent les participants des formations

– mode vérificatoire: par les résultats observés, notamment dans les remarques ou les échanges avec les autres apprenants, chacun va vérifier si ce qu’il a compris est juste, si ce qu’il a entendu est possible. les travaux en sous groupe, les echanges de pratiques et les quiz de fin de formation sont de bons moyens d’utiliser ce mode dans la formation pour adultes.

Ces modes d’apprentissage vous aideront je l’espère à construire des formations efficaces et qui feront de vous, non pas un bon spécialiste de votre sujet (vous l’êtes déjà !), mais un pédagogue, quel que soit le sujet !

Valentine Chapus-Gilbert

Détecter les compétences clé : un outil de management très puissant

Les avancées de deux clients, en plein doute à leur arrivée, me font plaisir et m’encouragent à persévérer dans mon métier de coach !

Cette semaine, je retrouvais, après une période d’indisponibilité, les deux dirigeants d’une agence d’architectes, que j’avais laissés, avant l’été, sur l’idée (et l’outil pour) identifier les compétences utiles pour leur activité et dans leur équip

Ils sont arrivés, fiers d’avoir réalisé leur « référentiel de compétences » et nous avons, en séance, identifié les points de fragilité de chacun de leurs collaborateurs, individuellement, et les points de risque pour l’agence, sur des compétences clé trop rares ou mal acquises.

Le modèle (simplifié):
referentiel de competences

leur plan d’action, les priorités et les modalités ont ensuite été rapidement trouvées (en gras sur le tableau)… former ou trouver cette compétence à l’extérieur (pour la recruter ou sous traiter cette partie), en profiter pour ranger et réorganiser l’agencement des bureaux, moyen détourné pour remettre en ordre les dossiers, tout était limpide pour eux… ils ont même trouvé un bon prétexte pour inviter leurs clients avant noël en améliorant l’organisation et le classement.

Ces dirigeants, pourtant « charrette » comme on dit dans leur métier, ont profité de ce moment de pause et de recul pour mettre en perspective des insatisfactions récurrentes et des risques pour la société, bravo !

Valentine Chapus-Gilbert

Quand le coaching se termine, ce n’est que le début !

Lors de la dernière séance d’un coaching, la personne accompagnée prépare l’entretien en réfléchissant à des questions telles que

– ce qui a changé, ce qui est mis en mouvement

– mes prises de conscience

– les nouvelles perspectives

– ce qu’il « reste » à faire

et la boucle se boucle, même si, bien souvent, les coachés se disent que, lancés dans une dynamique avec leur coach, ils devraient peut-être continuer….

Mais le coaching a une fin !

le coaching est et doit rester limité dans le temps !

sinon, comment rendre le coaché autonome vis-à-vis des objectifs qu’il s’est fixés ? aura t’il toujours une aide pour l’accompagner ? est-ce bon pour lui ?

Ce matin, un client de coaching terminait son dernier coaching par cette phrase « pendant ce coaching, j’ai été accompagné. comme je n’ai pas eu la sensation d’être « assité », je ne me sentirai pas perdu sans vous ».

Pour moi, c’est un compliment, une réussite !

Valentine Chapus-Gilbert

Et si on osait être optimiste ?

Auteure d’un livre à paraître dans notre collection, Laurence Thomas est notre invitée sur ce blog, et nous enchante par une musique connue mais si douce à réentendre…

« J’ai décidé d’être heureux, parce que c’est bon pour la santé », Voltaire.

A l’heure où la morosité, le cynisme et le renoncement n’en finissent pas de faire la une des médias et d’alimenter les conversations de comptoir, il devient urgent de remettre à l’ordre du jour l’antidote numéro 1 à tous les désespoirs : l’optimisme !

Qu’on ne s’y trompe pas, l’optimisme est tout le contraire de la naïveté candide avec laquelle on le confond parfois ! Il réside davantage dans une attitude mentale, une disposition d’esprit qui conduit à être confiant quant à une tournure positive des événements à venir… « Elle est en retard, donc c’est qu’elle viendra », dit Sacha GUITRY.

L’optimisme s’appuie ainsi sur trois dimensions complémentaires :
une dimension cognitive : l’optimiste cherche toujours des données positives face à un problème, cherche à savoir si d’autres solutions constructives ont été mises en place ailleurs, regarde ses propres forces, et nourrit sa croyance en la possibilité d’améliorer les choses. « Personne ne nait sous une mauvaise étoile ; il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel », prône le Dalaï Lama.
une dimension affective : l’optimiste fait confiance, éprouve de la satisfaction face aux petites victoires de la vie, et prend plaisir à la réussite des autres.
une dimension comportementale : l’optimiste affiche son intention d’aller de l’avant, de prendre des risques ; il affiche des choix de vie qui démontrent sa confiance en les autres et en l’avenir, convaincu que « rien n’est plus contagieux que l’enthousiasme ».

Les chercheurs en psychologie et en médecine ont depuis longtemps mis en évidence l’impact puissant de ce trait de caractère. Tout d’abord sur notre énergie vitale, notre goût de vivre, sur notre santé et notre longévité : les optimistes sont en meilleure santé et vivent plus longtemps !

Ensuite sur notre relation aux autres : ainsi les optimistes ont-ils beaucoup d’amis ! Pourtant, on peut reprocher beaucoup de choses aux optimistes : d’être souvent légers et égoïstes, de refuser de regarder la réalité en face, d’être des rêveurs et des idéalistes, de s’entêter à contempler des verres à moitié pleins sans se demander pourquoi ils sont aussi à moitié vide… Mais il est une chose sur laquelle tout le monde s’accorde : les optimistes sont dans l’ensemble des hommes et des femmes d’un commerce agréable, et que l’on a plaisir à fréquenter. On critique les optimistes, mais on recherche leur compagnie. On écoute attentivement les analyses tellement pertinentes des pessimistes, mais c’est d’abord l’optimiste que l’on invite pour un dîner entre amis, ou pour un tête-à-tête romantique…

C’est pour cette raison également que les entreprises préfèrent les optimistes ! Ainsi, dès lors que la mission exige persévérance, prise d’initiatives, esprit d’innovation et créativité, l’optimisme est en bonne place parmi les critères de choix d’un collaborateur. C’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de recruter un manager qui interviendra en situation de crise.
Ainsi, si l’optimisme représente pour l’entreprise un vrai capital d’enthousiasme, de motivation et d’énergie, il s’agit aussi d’un capital à protéger afin de le faire fructifier. Plus que des optimistes par tempérament, on préfèrera les hommes et les femmes capables d’instaurer un mode de direction de leurs équipes orienté sur une dynamique optimiste, savoir-être doublé d’un savoir-faire précieux en période d’incertitude…

Enfin et surtout, les optimistes semblent présenter une autre caractéristique, celle d’être davantage favorisés par les événements, en d’autres termes d’avoir davantage de chance que la moyenne des gens ! L’idée peut sembler saugrenue aux esprits cartésiens ; néanmoins, plusieurs recherches récentes en psychologie conduisent à porter sur ce phénomène un regard renouvelé, à la fois rationnel et pragmatique.
Certes, il peut être fort dérangeant d’évoquer le facteur « chance » comme clé de la réussite, du bonheur et de l’accomplissement de soi, tant la chance peut être considérée comme inconstante, fragile et volage… Et puis, quel mérite accorder à ce qui a été obtenu « par la chance » ? Les réussites obtenues par le travail, l’effort et la persévérance ne devraient-elles pas avoir une valeur supérieure à celles décrochées par opportunité, par hasard, par chance… ?
On retiendra plutôt que notre vie (professionnelle, familiale, amoureuse, intérieure) n’est en fait que le produit raffiné de la successions des opportunités que nous avons rencontrées ou non, osé saisir ou non, et su plus ou moins bien utiliser par la suite… L’optimiste, chasseur invétéré d’opportunités, cultive ainsi toutes les chances de « réussir sa vie ».

« Le monde appartient aux optimistes ; les pessimistes ne sont que des spectateurs… ! ». A la fois art de penser, art de ressentir, art de communiquer et art de décider, et si l’optimisme était appelé à devenir l’art de vivre du XXIe siècle… ?

Et vous, pour la rentrée qui s’ouvre devant nous, quel optimiste êtes-vous… ?

D’après « Eloge de l’optimisme », de Philippe GABILLIET (Editions Saint-Simon)

Pour aller plus loin, lisez aussi ceci :
http://lentreprise.lexpress.fr/etre-efficace/eloge-de-l-optimisme-philippe-gabilliet_29120.html

Laurence THOMAS – 3/09/2012