coaching et lacher prise: « avant de partir, je voudrais juste dire un truc… »

Après une séance difficile, où la personne accompagnée se présente de manière fermée, recroquevillée sur sa chaise, tenant des propos sombres, ne souhaitant pas poursuivre l’accompagnement (cette attitude n’apparaît pas pour la première fois d’ailleurs), je fais le point en moi-même et – désolée par ce constat intérieur – je choisis d’admettre que je ne peux pas « vouloir tout pour le coaché ». Je lâche alors prise et lui indique que je renonce à la poursuite du coaching, comme il le souhaite, malgré notre « engagement mutuel » que je tenais à bout de bras.

Le coaché prend acte, se lève, met son manteau, passe la porte et – comme dans un film – se retourne et me dit « avant de partir, j’ai juste un truc à dire… » et tout peut (re)commencer
Le coaching, le vrai, le contructif, a pu reprendre à la minute même où j’ai accepté en moi-même qu’il puisse s’arreter !

Valentine Chapus-Gilbert

Un an déjà

Il y a un peu plus d’un an , le 21 janvier 2010, nous avions le plaisir de vous annoncer l’ouverture de ce blog et la parution de nos derniers ouvrages.

Aujourd’hui nous sommes ravies de vous annoncer qu’ils sont désormais disponibles en e-book, agréables à lire, faciles à emporter…

Pour vous les procurer, rendez vous sur la boutique numérique http://www.nathan.fr/ebook

Rêve ou réalité ?

La conduite d’un projet est souvent assimilée à un sport collectif de haut niveau. Dans les deux cas, il s’agirait de relever un défi grâce à une organisation solide, à une persévérance à toute épreuve et une force mentale inébranlable.
J’utilise intentionnellement le conditionnel « il s’agirait ». En effet, j’ai été témoin récemment de 2 situations (une en tant que consultante et une en tant que mère d’un fils sportif) qui m’amènent à penser que cette comparaison si fréquente, relève davantage de l’imaginaire collectif que de la réalité. Voici l’illustration de ma réflexion, au travers des quelques verbatim emblématiques de la différence entre des acteurs projet « prudents » et des sportifs « décidés »

Verbatim d’un chef de projet au cours d’une réunion d’un comité de pilotage :
– à qui le sponsor demande son avis avant de prendre une décision : « …je réserve mon opinion sur ce sujet, ne voulant pas m’engager à tort… »,
– sollicité à propos d’un membre de son équipe projet : « …je le trouve quelque peu sur la réserve… »
– interrogé sur le budget du projet : « …j’ai mis quelques jours/hommes en réserve au cas où… »

Verbatim entre adolescents et leur entraîneur, au départ d’une course de test technique de ski, première épreuve de sélection de la formation de moniteur de ski :
– « …vous lâchez tout, engagement total… »
– « …quoiqu’il arrive, je donne tout, je ne garde rien en réserve, rien sous la pédale… »
–  » …je me donne à fond… »

Elizabeth Gauthier

Le jeu : une source originale d’apprentissage

Jeu de quoi parle-t-on ?
Le jeu est souvent défini comme une activité divertissante, soumise ou non à des règles, pratiquées en général par les enfants par simple plaisir.
Elle est caractérisée par l’accent mis sur les moyens plutôt que sur la fin (le processus est plus important que l’objectif ou le but final).
Le jeu permet la flexibilité avec l’utilisation d’objets (cartes, morceaux de bois, …) Cela favorise de nouvelles combinaisons ou les rôles sont joués d’une nouvelle manière. Enfin « l’affect positif », les participants sourient souvent, rient et déclarent aimer jouer. Les participants s’investissent dans le jeu en temps et en énergie.

Une source originale d’apprentissage
Tout apprentissage implique des répétitions qui peuvent paraître insupportables à celui qui apprend, quand elles se font au travers d’exercices mais qui viennent naturellement s’il cherche à progresser dans un jeu.
Les notions de sérieux et d’effort se retrouvent dans le jeu à travers la volonté de réussir ou de gagner.
Le jeu est essentiel dans le développement social : il favorise l’interaction avec les autres.
En tant que source d’apprentissage, le jeu offre de multiples avantages. D’abord, il permet à chacun d’apprendre à son niveau et à son rythme, seul ou en groupe. Face à un public hétérogène, que constitue un groupe, le jeu s’adresse de façon équitable à tous les participants sans avoir tendance à cibler plus particulièrement un même niveau de participants.
Ensuite, face à une difficulté, les réponses apportées sont moins stéréotypées que celles d’un exercice et chacun peut offrir sa vision personnelle sans crainte d’être ridicule. Plus libre dans le jeu, l’apprenant y exprime sa personnalité (pugnacité, résignation, découragement,…).
Enfin, dans le jeu, l’échec n’est pas sanctionné et il existe toujours la possibilité de se rattraper.

Le jeu est partout
Il semble impossible d’imaginer qu’on puisse un jour découvrir un groupe humain dans l’existence duquel l’activité de jeu serait totalement absente. Les jeux sont des constantes de culture dont les formes peuvent varier d’une aire culturelle à une autre.
L’universalité du jeu le désigne comme un élément fondamental de la condition humaine.
Le jeu est un invariant humain.

Marine COUSIN-BERNARD