Avez-vous exploré l’écosystème de votre entreprise ?

Pour peu que vous soyez dans une entreprise « traditionnelle » (n’y voyez rien de péjoratif), votre quotidien se déroule peut-être encore entre un chef et des collaborateurs.

Si, en revanche vous travaillez dans un environnement matriciel, de start-up ou en mode projet, vous avez la joie de naviguer parmi « des » chefs, « des collaborateurs qui ne sont pas les « votres », des collègues qui parfois sont « fonctionnellement autoritaires », bref la structure est plus complexe et les interlocuteurs sont nombreux.

Dans les deux cas le point commun, c’est que vous avez vos interlocuteurs « internes », et le reste.

Explorons ce « reste », que j’appellerai « l’ecosystème » de l’entreprise: ce qui fait qu’elle vend, qu’elle se fournit, qu’elle se fait connaître, bref, qu’elle vit !

Ces interlocuteurs peuvent être nombreux, très (voire trop parfois) présents auprès de vous, ils travaillent étroitement avec vous sur ce qui est leur coeur de métier, tout en étant proche du votre:

– fournisseurs

– partenaires

– clients

– concurrents (cf mon billet sur la coopétition)

– médias

– communautés

Ces personnes, ces savoirs-faire, ces occasions de s’ouvrir aux informations « hors maison » sont précieuses, tant pour vous en tant que personne (demain un futur job ? des compétences à développer ? des projets à faire valoir ?) que pour votre entreprise (une « veille » économique sur ce qui se fait ailleurs, comment cela se fait et ce que l’on peut en faire à court, moyen, long terme.

Un exemple ? un utilisateur d’un réseau social interne associatif (regroupant des directeurs de CFA, pour être précis) m’a éclairé il y a deux heures sur les clés de réussite d’animation d’une communauté d’intéret (celle que je réunis sur mes blogs, bref… vous).

Merci à lui d’être présent dans mon écosystèeme !

et le votre, quel est-il ?

Valentine Chapus-Gilbert

 

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Les « best practices », promesses de bonheur ?

Pendant les formations, sur tous les sujets, nous mettons en commun, entre participants, les pratiques, outils, trucs, que chacun a essayés, éprouvés, réussis. On appelle couramment cela les « best practices ». Celles-ci sont parfois reprises, regroupées, classées dans l’intranet de l’entreprise, accessibles dans un dossier partagé, en tout cas remisées précieusement car elles constituent une « expérience » propre à l’entreprise qu’il serait dommage de perdre.

On rassemble ces pratiques aussi parfois dans le « knowledge management », la gestion des connaissances, qui recouvre les savoir, savoir-faire et usages d’une entreprise.

Ces échanges de bons tuyaux sont ils une promesse de bonheur ? de réussite ? y a t’il toujours des choses à dire, lorsqu’on est en formation, sur ce qui a fonctionné ? Comment se sent-on lorsque, justement, on n’a pas de bonnes pratiques mais plutôt des mauvaises pratiques dans lesquelles on se perd ? Des doutes qui nous assaillent et nous tétanisent ? Une image de soi dévalorisante, dévalorisée ? Quel espase social d’expression nous est réservé, si on ne peut exprimer, en formation, que ses essais réussis ?
Le coaching individuel, espace confidentiel, peut présenter un espace pour mettre à plat ses difficultés.

La formation aussi, selon moi, dès lors que la bienveillance est en place et que l’echange de pratiques est présenté comme une recherche collective de solutions aux difficultés rencontrées par les pairs. Ainsi une pratique managériale vertueuse, comme par exemple « faire participer à tour de rôle les collaborateurs lors des réunions de service, en présentant un thème précis » fut récemment une réponse constructive (et utilisable par d’autres dans le futur) à la question d’un manager désorienté par la passivité de ses équipes, équipes peu responsabilisées car la confiance mutuelle était perdue.

Pas une « promesse de bonheur » systématique et facile à classer dans un intranet, donc, mais une réponse adaptée d’un pair à un pair.

Valentine Chapus-Gilbert