L’art de la décision

La prise de décision est un des attributs et un enjeu majeur pour un manager. C’est une des caractéristiques qui le définissent et le distinguent  le plus de ceux qu’il doit piloter. De son usage, bon ou mauvais, fréquent ou rare, dépendent assez directement ses qualités et performances pour mener à bien ses projets.

Rien de pire, en effet, que la ‘non décision’. Un de mes clients, DG d’un des plus grands sites Web de voyages, m’interpellait un jour : ‘Mieux vaut prendre 10 décisions dont 6 sont mauvaises, que seulement 2 bonnes !’.

L’erreur n’est pas en soit dommageable, car si une ‘mauvaise’ décision a été prise, elle a permis que des options soient avancées, des hypothèses soient testées ; le manager peut alors mettre en œuvre recadrages et actions correctrices, dans une optique de succès proche.

Le manager de type très contrôlant, qui attendra de maitriser tous les paramètres pour se positionner, risque de constituer rapidement un frein au développement des projets de son entreprise. Y compris dans le recrutement, mieux vaut parfois ‘prendre le risque assumé’ du recrutement, plutôt que de regarder tous les ‘trains de candidats’ passer, avec souvent comme écueil de rater les bons candidats.

Dans ce métier de conseil en recrutement qui est le mien, il m’arrive d’avoir à pousser certains managers à oser embaucher un candidat que nous jugeons à potentiel, sachant qu’il aura la période d’essai pour se révéler ou non.

Enfin, la prise de décision implique une vraie maturité, une capacité à regarder la réalité telle qu’elle est, et non telle qu’on la rêve… Dans le recrutement, cela implique souvent une capacité à évaluer le plus objectivement possible la capacité d’attraction de son entreprise, et ainsi à faire son deuil du candidat idéal.

Flore Ozanne – VISCONTI HR

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