un projet supplémentaire ! comment en faire une motivation supplémentaire ?

Parmi mes clients se trouvent de nombreux hôteliers. Indépendants, franchisés, appartenant à un grand groupe, j’ai de tout (et plein de bonnes adresses du coup…  mais ce n’est pas le sujet).

Ces directeurs, tous passionnés ou presque, ont les mêmes contraintes de rentabilité, de polyvalence, de mobilité du personnel (trop mobiles ou trop immobiles, rarement au milieu), d’horaires décalés et difficiles, le tout dans un quotidien routinier et avec des niveaux de salaire assez bas.

Quadrature du cercle pour la plupart, challenge pour quelques uns !

« cette année nous avons travaillé avec mon équipe sur 42 projets. Malgré une somme de travail immense, c’est ce qui a redonné du peps à toute l’équipe.’

mais comment a t’il fait ?

– il travaille avec ses collaborateurs depuis longtemps, a gagné leur confiance

– il a de bons résultats globaux

– il est sollicité par le groupe, « sélectionné » parmi tous les hôtels de la marque et le fait savoir

– il présente cela comme une sortie du quotidien et de l’ennui, il est entendu

– il fait de chaque occasion une opportunité de travailler en laboratoire, de tester, de développer la créativité et les compétences de chacun

– il valorise chaque tentative, écoute, remercie

– il rend visible les collaborateurs dans les projets

Aujourd’hui, l’hôtel reste un petit hôtel de province, mais c’est « le » petit hôtel de province qui va de l’avant, cela se sait et cela attire les convoitises, et même les clients !

Bravo Bruno !

 

Valentine Chapus-Gilbert

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faire de la civilité au travail un levier de performance, c’est facile !

Lors d’une formation sur la civilité, levier de performance au travail, j’ai rassemblé toutes les actions identifiées pour contrer ces petits riens qui gâchent la vie au travail et déroutent parfois les managers.
En l’espèce l’incivilité allait croissante dans une plateforme téléphonique. retards, tenues vestimentaires douteuses (c’est vrai ça, pourquoi s’habiller quand les clients ne nous voient pas puisque nous sommes au téléphone ?), bruits, odeurs, manque d’assiduité… rien de très grave ni de très violent, mais l’effet de propagation était suffisant pour que le manager de la plateforme et ses 5 superviseurs aient laissé la plateforme de 130 collaborateurs pour venir passer la journée sur ce thème !

Voici la liste des actions possibles (qu’ils n’avaient pas identifiées jusque-là… sinon je n’aurais servi à rien !) => piochez et soyez acteur à votre tout !!!
être soi-même exemplaire
– faire preuve de courage pour dire, décider, faire

– utiliser l’humour
– dire gentiment
– développer la confiance mutuelle (être capable d’entendre les remarques des collaborateurs)
– prendre un tic tac PUIS en proposer un
mettre à disposition des bonbons,
– idem avec des lingettes (comme à l’époque de la grippe A)
– échanger des signes non verbaux d’inconfort, d’étonnement, de mécontentement, discrètement, à la personne concernée
– expliquer la règle, qui est peut-être méconnue
– installer un diffuseur de parfum, d’huiles essentielles
– soutenir les victimes s’il y en a
– afficher clairement les messages (y compris dans les toilettes s’ils sont sales)
– afficher les règles (on doit / on ne doit pas)
– créer des challenges, des petits défis contre ces incivilités
coconstruire une charte de la civilité dans le département
dialoguer, échanger directement, rapidement après les faits
– organiser une réunion sur un thème précis
– remettre en place une boite à idée
– faire des rappels collectifs en réunion de service

En gras les pratiques retenues par les managers pour leur plateforme. et vous, que choisirez-vous pour motiver par la civilité ?

Valentine Chapus-Gilbert

Les mots des managers de proximité ….

C’est vrai que l’on ne vit pas dans le monde merveilleux des « Bisousnours » mais quand même…

Comment ne pas entendre les maux des managers de proximité ?

  • « Je n’arrive pas à gérer mon temps et je voudrais couper mon ordinateur… »
  • « Je ne sais pas soutenir l’attention de mon équipe quand je l’anime… »
  • « J’ai du mal à vendre mes idées… »
  • « J’ai du mal à planifier mes travaux hebdomadaires… »
  • « Je voudrais savoir qui s’intéresse à mes reportings puisque je n’ai jamais de retour…»
  • « J’ai envie de co – responsabiliser mes collaborateurs…. »
  • « J’ai envie d’optimiser l’utilisation de ma messagerie…. »
  • Etc…

 

Des mots pour exprimer leurs maux…C’est déjà important…Mais pas encore suffisant….

Quand on en analyse les causes on se rend compte que certaines de ces insatisfactions pourraient être corrigées de manière simple et peu coûteuse :

  • Par une sollicitation plus fréquente des managers de leur manager (« mon chef est mon meilleur allié ») – Dans la pratique c’est rarement le cas par crainte d’être jugé ou évalué, par oubli ou par manque de temps….
  • Les managers de managers pourraient être plus souvent aux côtés de leur manager pour détecter ces « difficultés » et surtout pour les aider ensuite à les améliorer.
  • Par des groupes d’échanges de pairs : bien souvent les difficultés rencontrées sont partageables et surtout « ré solvables ». – A plusieurs les solutions peuvent émergées alors que seul, on tourne en rond, on n’a pas de miroir ni suffisamment de recul…

Plus le temps passe plus les maux s’enracinent et deviennent complexes à traiter et même impossible à résoudre : le cercle vertueux de l’amélioration continue devient alors un cercle vicieux… 

Marine COUSIN-BERNARD

Le World Café, j’ai testé pour vous…

Le world café est une méthodologie conviviale basée sur l’intelligence collective qui permet de traiter de sujets importants dans une atmosphère informelle avec des règles formelles.
Le concept de « World Café » est né en 1995 à l’occasion d’une réunion internationale. Les travaux issus de cette réunion ont servi de base aux fondateurs de la méthode Juanita Brown et David Isaacs.
C’est une expérience vraiment riche et probante. Les travaux qui sont sortis sont pertinents et vont permettre de travailler sur les contenus pour déterminer des plans d’actions.
En pratique comment cela marche ?
L’animateur ou « l’hôte » du café présente le concept et a préparé en amont les 3 ou 4 questions simples et efficaces sur lesquelles les participants travailleront.
En fonction du nombre de participants, (minimum 12 pour faire 4 tables de 3 personnes) des tables sont dressées, nappe en papier ou paper board, des stylos feutres, des marqueurs.
A chaque table est nommé un modérateur qui a pour objectif de synthétiser ce qui est dit à la table pour chaque question et de faire une restitution à l’assemblée en fin de production.
Les participants choisissent leur table et répondent à la question numéro 1. Ils peuvent dessiner, écrire, noter toutes les idées. Il n’y a pas de censure, de discussion sur le bien fondé de l’idée émise : une idée n’est pas meilleure qu’une autre. Au bout de 15 à 20 minutes on s’arrête. Les participants se dirigent alors vers les autres tables. Seul le modérateur reste à la table. Il fait une brève synthèse à la nouvelle tablée. Le nouveau groupe travaille la question 2 et ainsi de suite jusqu’à la dernière question.
Une restitution est faite à l’assemblée en utilisant comme support les nappes de papier afin de ne rien oublier.
A partir des contenus recueillis, un travail de synthèse est réalisé par les modérateurs et les organisateurs (l’hôte du café et son client) pour hiérarchiser les thèmes et proposer des plans d’actions.
A essayer d’urgence !

Marine Cousin-Bernard

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