Un séminaire de formation est aussi une rencontre

Je suis toujours surprise par l’attitude égoïste de certaines personnes en formation qui viennent juste pour prendre tout ce qu’elles peuvent sans pour autant donner. Bien sûr, participer à une formation est un investissement, pas question donc de perdre son temps inutilement. La préoccupation première d’un stagiaire est d’en « avoir pour son argent » : des objectifs pédagogiques correspondant à ses besoins, un contenu ciblé et pratique facilitant le développement de ses compétences, des supports explicites et opérationnels directement réutilisables et des exemples transposables dans sa propre situation professionnelle. Néanmoins, la formation est aussi l’occasion de rencontres avec des personnes :

  • dont le vécu professionnel et personnel peut être source de découverte, d’étonnement et d’enrichissement,
  • et dont la personnalité, les aptitudes relationnelles et l’attention aux autres vont générer une dynamique de groupe et une ambiance propice à l’apprentissage individuel et collectif

Même si le e-learning individuel se révèle comme une modalité pédagogique appropriée dans certains cas, notamment en période de contingence des ressources et des frais,  il ne doit pas faire oublier qu’on apprend également considérablement « en groupe et d’un groupe ». La pratique du retour d’expérience ou du co-développement par son effet miroir est tellement riche d’enseignements sur soi, son cadre de référence et ses pratiques. Pour recevoir des autres ces feed-backs si précieux, nous devons d’abord accepter de donner  aux autres : dévoiler son expérience, se dévoiler, s’engager dans des relations de confiance et ouvertes à la coopération.

Elizabeth Gauthier

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la relation client-sous traitant: une zone de non droit en France !

Monsieur Volot, médiateur des relations interentreprises industrielles et de la sous-traitance, fonction créée à l’initiative du Président de la République dans le prolongement des Etats généraux de l’industrie, s’exprimait hier lors d’un débat dans les hauts de Seine.

Voila ce que j’y ai entendu: missionné par Messieurs Novelli et Estrosi, ministres, pour travailler sur les failles de la relation client – sous traitant, Il constate un climat de peur, déhumanisé, un rapport de force dans lesquels les fournisseurs sont parfois « piégés » par l’importance relative d’un gros client à « satisfaire », quitte à y laisser des plumes.

Monsieur Volot a recensé pas mois de 35 entorses à la loi couramment pratiquées par les acheteurs dans leurs contrats. En voici un florilège édifiant:

 – évolution du prix à la baisse sans engagement de volume ni de durée

– rupture unilatérale de la relation commerciale au mépris des dispositions contractuelles et sans indemnisation

– responsabilité disproportionnée par rapport au volume d’affaire traité (un fabricant de boulon aéronautiques potentiellement responsable de l’indémnisation des passagers en cas de cute d’un avion…)

– droit de propriété intellectuelle bafoués

– délocalisation forcée

7 à 800 000 salariés de l’industrie sont concernés par ces pratiques, auxquelles s’attaque cet homme dynamique et caustique,

Bien conscient que les sociétés de service sont dans les mêmes fragilités (notamment les petits cabinets de conseil), il a élargi son activité à tous les secteurs,

Bonne chance Monsieur Volot !

Valentine Chapus-Gilbert