communiquer régulièrement sur les « bonnes nouvelles » même petites

En lisant un article sur les moyens de convaincre des investisseurs, je découvre et réutilise une pratique simple et efficace: le carnet des bonnes nouvelles.
Cela consiste simplement à garder quelques arguments sous le coude, tant qu’ils n’ont pas tout le poids qu’il peuvent atteindre, et les distiller ensuite au fil du temps lorsqu’ils prennent de l’ampleur.
par ex: au lieu de dire  » l’équipe actuelle est performante et, sous peu, devraient nous rejoindre d’autres personnes compétentes », dites que vous êtes confiants dans votre équipe car elle est performante (1ère bonne nouvelle). Lorsque l’arrivée des ressources nouvelles est précise, annoncer une deuxième bonne nouvelle avec l’arrivée du collaborateur. Par son expertise et sa complémentarité, il va contribuer à ceci ou cela (2ème bonne nouvelle). un peu plus tard une troisième et ainsi de suite.

En quoi est-ce utile et pertinent pour le management ?
Parce que les collaborateurs, les dirigeants adooorent les bonnes nouvelles, qu’ils préfèrent aux listes de potentialités !
Les évoquer, au fur et à mesure, permet de communiquer régulièrement des nouvelles positives, se rappeler avec positivisme au souvenir de ses patrons, ses équipes, comme un manager qui fait progresser (les équipes, les projets).

C’est quoi, votre bonne nouvelle de la semaine ?

Valentine Chapus-Gilbert

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Le projet immobilier d’une entreprise est avant tout un projet « managérial »

Entendu lors d’une conférence passionnante sur les nouvelles organisations du travail: à distance, multiculturel, espace ouvert... toutes ces décisions semblent s’imposer aux pauvres managers qui peinent ensuite à diriger leurs oies dans la complexité… sauf si
Alexis Motte, de l’entreprise Mobilitis, accompagne ses clients très en amont des déménagements, aménagements et investissements immobiliers. Convaincu qu’un tel projet concerne avant tout les RH, c’est-à-dire l’ensemble des salariés, 2eme poste de charge des entreprises apres le cout immobilier, il encourage ses clients à tenir compte du 2eme poste pour éviter que les gains apparents du 1er ne plombent l’ensemble. En clair: économisez 50m² à 10Keuros /m² par an pour perdre 10% de motivation des salariés ne vaut pas le coup !
Et si cette économie d’un demi million d’euros s’ajoutait à la fidélisation des salariés déménagés, voire à leur meilleure qualité de travail ? C’est possible ! Citons par exemple le cas de cette entreprise, basée dans une métropole, qui a créé des bureaux « satellites » en banlieue où les salariés peuvent travailler en télétravail, quelques jours par semaine, pour éviter les transports trop longs, avec de l’espace, du calme, des outils technologiques qui rendent l’accèes aux données et aux collègues éloignés simple et fluide.
Le tout accompagné par des managers sollicités en amont par les dirigeants, eux-mêmes concernés par la qualité de vie et la qualité du travail. Le résultat ? l’entreprise a gagné des parts de marché, du temps de présence, de la ponctualité dans les réunions et un jour de fête dont tout les salariés se souviennent, celui de l’installation dans les bureaux réaménagés, avec collègues et famille !

Valentine Chapus-Gilbert

En début de réunion et de formation, brisez la glace !

Tout d’abord bonne rentrée à tous nos lecteurs !

De retour dans le bain professionnel, apres quelques bons bains de mer, je m’interesse aujourd’hui à ce que l’on appelle en formation un « ice breaker », littéralement un briseur de glace. Cette pratique est souvent utilisée dans les réunions importantes où tout le monde ne se connaît pas. C’est en général une première activité rapide (15 minutes max) qui remplit trois objectifs:

– permettre aux participants de se connecter les uns aux autres, faire connaissance

– leur permettre également de se connecter au sujet (de la formation ou de la réunion)

– se mettre en condition d’apprentissage ou de découverte (la partie pré frontale du cerveau au lieu d’être dans de l’observation qui est dans le cerveau limbic)

Elle a aussi d’autres vertus comme celle de permettre aux retardataires d’arriver sans avoir manquer l’essentiel, de permettre au manager ou au formateur de jauger l’ambiance, d’évaluer le niveau de motivation, de connaissance, de se « chauffer » lui-même, bref, c’est très utile.

Voici une petite liste non exhaustive mais variée de plusieurs « ice breaker » testés régulièrement par moi-même ou mon réseau professionnel, servez-vous (adaptez à loisir les consignes) et tenez-nous informés !

le plus classique: la présentation croisée: discussion en binome d’abord sur qui je suis, qui est mon voisin, son parcours, ce qu’il attend de la formation / réunion / convention etc. puis, dans un deuxième temps chacun présente au grand groupe son voisin

le plus créatif: si mon prénom était un acronyme, ce serait (par exemple pour LUC: Leadership, Unité, Commercial, ou Ludique, Umour et Créatif etc.) et pourquoi

le plus riche: l’alphabet des compétences (merci jean-Luc!). l’animateur distribue à chacun une feuille avec une vingtaine de lignes. sur chacune est écrit une lettre de l’alphabet (HI,JK, WXYZ, sont regroupés) et demande que chacun, individuellement d’abord, écrive un mot, une méthode, une pratique, une réussite qui commence par chacune des lettres, en lien avec le sujet de la réunion/ formation. Exemple: pour une réunion commerciale, on pourra mettre Négociation, Ristourne, Prime etc. Dans un deuxième temps les participants complètent leur alphabet en s’inspirant de leur voisin, puis d’autres voisins etc; jusqu’à ce qu’un ou plusieurs aient terminé. puis les mots ainsi écrits sont partagés en grand groupe.

Ce dernier ice breaker fonctionne très bien, il permet de valoriser les pratiques, de purger, de recevoir du groupe des premiers feed back positifs sur ce que chacun sait faire, d’évaluer les niveaux, d’ajuster au besoin le cotnenu de la réunion en fonction de ce qui sort de cet alphabet !

Souhaitant que ces idées vous soient utiles, brisez, brisez je vous l »ordonne !

Valentine Chapus-Gilbert

Une vraie révélation

Les participants de réunions peuvent encore s’étonner de la magie opérée du travail en groupe. C’est ce qui s’est produit la semaine dernière lors d’une réunion de travail entre un manager et son équipe d’encadrement peu habitués à ce mode de fonctionnement.
Durant la journée, le manager et moi-même nous étions fixé 2 objectifs : renforcer la cohésion de l’équipe et être capable de produire un document de référence utilisable par tous. Dès le démarrage de la réunion, certains sceptiques ont émis des réserves quant à l’utilité du processus et d’autres plutôt moteurs ont manifesté leur enthousiasme.
Quelle ne fut la surprise des dubitatifs, lorsqu’à la fin de la matinée, c’est à dire au bout de 3 heures d’échanges, le contenu du document de référence fut approuvé par tous. Je ne vous cache pas ma satisfaction. A la fin de la réunion, j’ai demandé aux personnes de qualifier la séance. Leurs mots furent : « moment magique, créatif, efficace, agréable, productif, sympathique, à renouveler pour d’autres sujets… »

Qu’est ce qui a contribué à cette réunion réussie ?
– un accueil chaleureux organisé par le manager : une mise en condition positive : le ton de la journée est donné
– des participants bien informés au préalable : l’objectif de la réunion est connu de tous
– un lieu différent du quotidien : les participants se sentent valorisés
– l’annonce des règles de fonctionnement du groupe : consensus et contractualisation
– un facilitateur : des modalités d’animation participatives favorisant les échanges et les expériences de chacun
– une durée ajustée au sujet à traiter : réunion rythmée sans courir après le temps
– une bonne répartition des rôles : co-animation entre le manager et le facilitateur

Conclusion : le succès d’une réunion repose sur sa préparation minutieuse !

Marine Cousin-Bernard