La puissance des métaphores…. suite

Pour poursuivre l’idée développée par Valentine  dans un article précedent, je vous invite à lire l’article paru dans la lettre de décembre 2012 de « Place des réseaux » sur l’utilisation des métaphore dans le domaine professionnel : Le pouvoir des métaphores, 7 clés pour mieux argumenter et convaincre.

Bonne lecture

Marine COUSIN-BERNARD

 

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Et si on osait être optimiste ?

Auteure d’un livre à paraître dans notre collection, Laurence Thomas est notre invitée sur ce blog, et nous enchante par une musique connue mais si douce à réentendre…

« J’ai décidé d’être heureux, parce que c’est bon pour la santé », Voltaire.

A l’heure où la morosité, le cynisme et le renoncement n’en finissent pas de faire la une des médias et d’alimenter les conversations de comptoir, il devient urgent de remettre à l’ordre du jour l’antidote numéro 1 à tous les désespoirs : l’optimisme !

Qu’on ne s’y trompe pas, l’optimisme est tout le contraire de la naïveté candide avec laquelle on le confond parfois ! Il réside davantage dans une attitude mentale, une disposition d’esprit qui conduit à être confiant quant à une tournure positive des événements à venir… « Elle est en retard, donc c’est qu’elle viendra », dit Sacha GUITRY.

L’optimisme s’appuie ainsi sur trois dimensions complémentaires :
une dimension cognitive : l’optimiste cherche toujours des données positives face à un problème, cherche à savoir si d’autres solutions constructives ont été mises en place ailleurs, regarde ses propres forces, et nourrit sa croyance en la possibilité d’améliorer les choses. « Personne ne nait sous une mauvaise étoile ; il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel », prône le Dalaï Lama.
une dimension affective : l’optimiste fait confiance, éprouve de la satisfaction face aux petites victoires de la vie, et prend plaisir à la réussite des autres.
une dimension comportementale : l’optimiste affiche son intention d’aller de l’avant, de prendre des risques ; il affiche des choix de vie qui démontrent sa confiance en les autres et en l’avenir, convaincu que « rien n’est plus contagieux que l’enthousiasme ».

Les chercheurs en psychologie et en médecine ont depuis longtemps mis en évidence l’impact puissant de ce trait de caractère. Tout d’abord sur notre énergie vitale, notre goût de vivre, sur notre santé et notre longévité : les optimistes sont en meilleure santé et vivent plus longtemps !

Ensuite sur notre relation aux autres : ainsi les optimistes ont-ils beaucoup d’amis ! Pourtant, on peut reprocher beaucoup de choses aux optimistes : d’être souvent légers et égoïstes, de refuser de regarder la réalité en face, d’être des rêveurs et des idéalistes, de s’entêter à contempler des verres à moitié pleins sans se demander pourquoi ils sont aussi à moitié vide… Mais il est une chose sur laquelle tout le monde s’accorde : les optimistes sont dans l’ensemble des hommes et des femmes d’un commerce agréable, et que l’on a plaisir à fréquenter. On critique les optimistes, mais on recherche leur compagnie. On écoute attentivement les analyses tellement pertinentes des pessimistes, mais c’est d’abord l’optimiste que l’on invite pour un dîner entre amis, ou pour un tête-à-tête romantique…

C’est pour cette raison également que les entreprises préfèrent les optimistes ! Ainsi, dès lors que la mission exige persévérance, prise d’initiatives, esprit d’innovation et créativité, l’optimisme est en bonne place parmi les critères de choix d’un collaborateur. C’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de recruter un manager qui interviendra en situation de crise.
Ainsi, si l’optimisme représente pour l’entreprise un vrai capital d’enthousiasme, de motivation et d’énergie, il s’agit aussi d’un capital à protéger afin de le faire fructifier. Plus que des optimistes par tempérament, on préfèrera les hommes et les femmes capables d’instaurer un mode de direction de leurs équipes orienté sur une dynamique optimiste, savoir-être doublé d’un savoir-faire précieux en période d’incertitude…

Enfin et surtout, les optimistes semblent présenter une autre caractéristique, celle d’être davantage favorisés par les événements, en d’autres termes d’avoir davantage de chance que la moyenne des gens ! L’idée peut sembler saugrenue aux esprits cartésiens ; néanmoins, plusieurs recherches récentes en psychologie conduisent à porter sur ce phénomène un regard renouvelé, à la fois rationnel et pragmatique.
Certes, il peut être fort dérangeant d’évoquer le facteur « chance » comme clé de la réussite, du bonheur et de l’accomplissement de soi, tant la chance peut être considérée comme inconstante, fragile et volage… Et puis, quel mérite accorder à ce qui a été obtenu « par la chance » ? Les réussites obtenues par le travail, l’effort et la persévérance ne devraient-elles pas avoir une valeur supérieure à celles décrochées par opportunité, par hasard, par chance… ?
On retiendra plutôt que notre vie (professionnelle, familiale, amoureuse, intérieure) n’est en fait que le produit raffiné de la successions des opportunités que nous avons rencontrées ou non, osé saisir ou non, et su plus ou moins bien utiliser par la suite… L’optimiste, chasseur invétéré d’opportunités, cultive ainsi toutes les chances de « réussir sa vie ».

« Le monde appartient aux optimistes ; les pessimistes ne sont que des spectateurs… ! ». A la fois art de penser, art de ressentir, art de communiquer et art de décider, et si l’optimisme était appelé à devenir l’art de vivre du XXIe siècle… ?

Et vous, pour la rentrée qui s’ouvre devant nous, quel optimiste êtes-vous… ?

D’après « Eloge de l’optimisme », de Philippe GABILLIET (Editions Saint-Simon)

Pour aller plus loin, lisez aussi ceci :
http://lentreprise.lexpress.fr/etre-efficace/eloge-de-l-optimisme-philippe-gabilliet_29120.html

Laurence THOMAS – 3/09/2012

Le blog du managemental, des trouvailles en dessin sur les managers

J’ai dine ce soir avec Etienne Appert, le brillant auteur du blog le managemental ! Issu de la grande lignee des consultants en management, illustrateur de talent, il croque avec finesse et humour tout ce qui, dans le management, peut etre caricature… autant dire qu’il a des sujets plein sa trousse…

mes preferes:

– la meilleure organisation
– la drague du consultant
– le dernier en date, sur le teletravail…
Je precise aussi qu’Etienne a illustre notre dernier livre « comprendre le métier de consultant », il était légitime pour le faire, non ?

A tous bonnes lectures !

Valentine Chapus-Gilbert

Le projet immobilier d’une entreprise est avant tout un projet « managérial »

Entendu lors d’une conférence passionnante sur les nouvelles organisations du travail: à distance, multiculturel, espace ouvert... toutes ces décisions semblent s’imposer aux pauvres managers qui peinent ensuite à diriger leurs oies dans la complexité… sauf si
Alexis Motte, de l’entreprise Mobilitis, accompagne ses clients très en amont des déménagements, aménagements et investissements immobiliers. Convaincu qu’un tel projet concerne avant tout les RH, c’est-à-dire l’ensemble des salariés, 2eme poste de charge des entreprises apres le cout immobilier, il encourage ses clients à tenir compte du 2eme poste pour éviter que les gains apparents du 1er ne plombent l’ensemble. En clair: économisez 50m² à 10Keuros /m² par an pour perdre 10% de motivation des salariés ne vaut pas le coup !
Et si cette économie d’un demi million d’euros s’ajoutait à la fidélisation des salariés déménagés, voire à leur meilleure qualité de travail ? C’est possible ! Citons par exemple le cas de cette entreprise, basée dans une métropole, qui a créé des bureaux « satellites » en banlieue où les salariés peuvent travailler en télétravail, quelques jours par semaine, pour éviter les transports trop longs, avec de l’espace, du calme, des outils technologiques qui rendent l’accèes aux données et aux collègues éloignés simple et fluide.
Le tout accompagné par des managers sollicités en amont par les dirigeants, eux-mêmes concernés par la qualité de vie et la qualité du travail. Le résultat ? l’entreprise a gagné des parts de marché, du temps de présence, de la ponctualité dans les réunions et un jour de fête dont tout les salariés se souviennent, celui de l’installation dans les bureaux réaménagés, avec collègues et famille !

Valentine Chapus-Gilbert

« Ma retraite à 29 ans » (im)précis de création d’entreprise à l’usage des salariés, de Nicolas Trüb

J’ai lu avec délectation le livre d’un entrepreneur, pur « acteur dans l’entreprise », puisqu’il a choisi de la quitter il y a 14 ans pour créer son entreprise, à ses risques et périls. Inventeur, vendeur, livreur, manager, il a décidé de sa vie, et notamment de mettre noir sur blanc ses conseils, afin d’encourager – paradoxalement – les salariés que cela titille à sauter dans le grand bain froid et vivifiant de la création d’entreprise.Avant de poursuivre achetez vite sur http://www.amazon.fr/gp/product/2841865746/ref=cm_cr_mts_prod_img cela vous fera grand bien !

Ayant moi meme cree mon entreprise a 29 ans, j’ai connu et connais encore le quotidien excitant et flippant que Nicolas Trüb décrit si bien ! De nombreux futurs entrepreneurs potentiels me sollicitent pour « connaitre les erreurs à ne pas faire », je sens leur envie et leur crainte de ne pas réussir.
En les écoutant, en partageant mon expérience je cherche à creuser non pas le potentiel de réussite de leur futur produit, service, société, mais celui de leur énergie, persévérance, obstination à dépasser les embûches et savourer les petites victoires.
Je rejoins alors ce que l’auteur de ce livre décrit avec drôlerie, sarcasme et sincérité.

A l’écoute de vos commentaires, chers lecteurs, et de vos témoignages si vous aussi décidez de devenir acteur « principal » dans votre entreprise !

Valentine Chapus-Gilbert

A la découverte du théâtre forum

Comment faire évoluer les représentations d’évidence des individus et transformer le regard porté sur une réalité ? C’est ce que permet le théâtre forum.

Le théâtre forum est une démarche pédagogique et ludique de changement social, qui se présente sous la forme d’un spectacle participatif. Il nécessite une étude préalable, de façon à récolter des éléments de vie quotidienne d à travailler, pour en élaborer des scénarios. Il met au jour des réalités vécues parfois taboues, afin d’y donner un sens nouveau, en sollicitant le désir de changement, la réflexion, la mise en acte sur scène et la réflexion en commun.
Dans quel cas est-il adapté ? pour sensibiliser par exemple aux risques liés aux comportements excluants ou déviants dans les relations au travail ou pour améliorer les relations entre professionnel et usagers d’un service public en valorisant la prise de parole dans les situations difficiles, et la compréhension des valeurs et règles indispensables pour vivre ensemble.

DEROULEMENT

Le public assiste à six scènes de leur vie quotidienne, jouées par des comédiens professionnels. Le Joker, maître de Jeu, interpelle le public et l’invite à s’exprimer sur les difficultés et les souffrances qu’occasionnent les situations qu’ils viennent de découvrir. Le Joker invite alors un participant en proposition à venir sur scène, à remplacer un des personnages et pour faire valoir des issues alternatives aux scènes originales. Ces remplacements font ensuite l’objet d’un échange avec le public pour partager une réflexion sur ce qui vient de se vivre, et imaginer la mise en pratique de nouveaux comportements dans le réel.

Je vous invite à vous rendre sur le site de Pascale Verdier, directrice de La Compagnie TIC TAC THEATRE, spécialisée en spectacles de théâtre forum : http://pascale.verdier.free.fr

Vous verrez c’est vraiment un outil puissant !

Elizabeth Gauthier

Le management de la diversité

Dans le prolongement des conseils émis par Valentine dans l’article précédent, je vous recommande vivement les ouvrages que Christophe Falcoz a co-dirigé sur le thème :

« Nouvelles perspectives en management de la diversité », paru aux Editions EMS en juin 2010-06-17
et « Le management de la diversité – enjeux, fondements et pratiques ». Paru aux Editions l’Harmattan en 2007.
Christophe Falcoz, docteur en sciences de gestion, est professeur associé à l’IAE de Lyon et chercheur associé au CREPA / CNRS dans le domaine du management.
Il ouvre notamment des pistes d’actions concrètes pour les managers confrontés au quotidien à des difficultés pour gérer la diversité : comment réagir quand des collaborateurs expriment à la pause des stéréotypes discriminants ? comment favoriser l’attention à la différence culturelle ? comment déconstruire les stéréotypes ?….

Elizabeth Gauthier