Et si on osait être optimiste ?

Auteure d’un livre à paraître dans notre collection, Laurence Thomas est notre invitée sur ce blog, et nous enchante par une musique connue mais si douce à réentendre…

« J’ai décidé d’être heureux, parce que c’est bon pour la santé », Voltaire.

A l’heure où la morosité, le cynisme et le renoncement n’en finissent pas de faire la une des médias et d’alimenter les conversations de comptoir, il devient urgent de remettre à l’ordre du jour l’antidote numéro 1 à tous les désespoirs : l’optimisme !

Qu’on ne s’y trompe pas, l’optimisme est tout le contraire de la naïveté candide avec laquelle on le confond parfois ! Il réside davantage dans une attitude mentale, une disposition d’esprit qui conduit à être confiant quant à une tournure positive des événements à venir… « Elle est en retard, donc c’est qu’elle viendra », dit Sacha GUITRY.

L’optimisme s’appuie ainsi sur trois dimensions complémentaires :
une dimension cognitive : l’optimiste cherche toujours des données positives face à un problème, cherche à savoir si d’autres solutions constructives ont été mises en place ailleurs, regarde ses propres forces, et nourrit sa croyance en la possibilité d’améliorer les choses. « Personne ne nait sous une mauvaise étoile ; il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel », prône le Dalaï Lama.
une dimension affective : l’optimiste fait confiance, éprouve de la satisfaction face aux petites victoires de la vie, et prend plaisir à la réussite des autres.
une dimension comportementale : l’optimiste affiche son intention d’aller de l’avant, de prendre des risques ; il affiche des choix de vie qui démontrent sa confiance en les autres et en l’avenir, convaincu que « rien n’est plus contagieux que l’enthousiasme ».

Les chercheurs en psychologie et en médecine ont depuis longtemps mis en évidence l’impact puissant de ce trait de caractère. Tout d’abord sur notre énergie vitale, notre goût de vivre, sur notre santé et notre longévité : les optimistes sont en meilleure santé et vivent plus longtemps !

Ensuite sur notre relation aux autres : ainsi les optimistes ont-ils beaucoup d’amis ! Pourtant, on peut reprocher beaucoup de choses aux optimistes : d’être souvent légers et égoïstes, de refuser de regarder la réalité en face, d’être des rêveurs et des idéalistes, de s’entêter à contempler des verres à moitié pleins sans se demander pourquoi ils sont aussi à moitié vide… Mais il est une chose sur laquelle tout le monde s’accorde : les optimistes sont dans l’ensemble des hommes et des femmes d’un commerce agréable, et que l’on a plaisir à fréquenter. On critique les optimistes, mais on recherche leur compagnie. On écoute attentivement les analyses tellement pertinentes des pessimistes, mais c’est d’abord l’optimiste que l’on invite pour un dîner entre amis, ou pour un tête-à-tête romantique…

C’est pour cette raison également que les entreprises préfèrent les optimistes ! Ainsi, dès lors que la mission exige persévérance, prise d’initiatives, esprit d’innovation et créativité, l’optimisme est en bonne place parmi les critères de choix d’un collaborateur. C’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de recruter un manager qui interviendra en situation de crise.
Ainsi, si l’optimisme représente pour l’entreprise un vrai capital d’enthousiasme, de motivation et d’énergie, il s’agit aussi d’un capital à protéger afin de le faire fructifier. Plus que des optimistes par tempérament, on préfèrera les hommes et les femmes capables d’instaurer un mode de direction de leurs équipes orienté sur une dynamique optimiste, savoir-être doublé d’un savoir-faire précieux en période d’incertitude…

Enfin et surtout, les optimistes semblent présenter une autre caractéristique, celle d’être davantage favorisés par les événements, en d’autres termes d’avoir davantage de chance que la moyenne des gens ! L’idée peut sembler saugrenue aux esprits cartésiens ; néanmoins, plusieurs recherches récentes en psychologie conduisent à porter sur ce phénomène un regard renouvelé, à la fois rationnel et pragmatique.
Certes, il peut être fort dérangeant d’évoquer le facteur « chance » comme clé de la réussite, du bonheur et de l’accomplissement de soi, tant la chance peut être considérée comme inconstante, fragile et volage… Et puis, quel mérite accorder à ce qui a été obtenu « par la chance » ? Les réussites obtenues par le travail, l’effort et la persévérance ne devraient-elles pas avoir une valeur supérieure à celles décrochées par opportunité, par hasard, par chance… ?
On retiendra plutôt que notre vie (professionnelle, familiale, amoureuse, intérieure) n’est en fait que le produit raffiné de la successions des opportunités que nous avons rencontrées ou non, osé saisir ou non, et su plus ou moins bien utiliser par la suite… L’optimiste, chasseur invétéré d’opportunités, cultive ainsi toutes les chances de « réussir sa vie ».

« Le monde appartient aux optimistes ; les pessimistes ne sont que des spectateurs… ! ». A la fois art de penser, art de ressentir, art de communiquer et art de décider, et si l’optimisme était appelé à devenir l’art de vivre du XXIe siècle… ?

Et vous, pour la rentrée qui s’ouvre devant nous, quel optimiste êtes-vous… ?

D’après « Eloge de l’optimisme », de Philippe GABILLIET (Editions Saint-Simon)

Pour aller plus loin, lisez aussi ceci :
http://lentreprise.lexpress.fr/etre-efficace/eloge-de-l-optimisme-philippe-gabilliet_29120.html

Laurence THOMAS – 3/09/2012

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