3 résistances au changement, 3 manières d’agir

Tout changement implique des résistances, c’est humain, nécessaire, sain. Le changement, pour être accepté et s’opérer le mieux possible, gagne donc à identifier les résistances pour y répondre, les expliquer, les faire baisser.

Certaines sont évidentes, car bien réelles. Par exemple, un déménagement d’entreprise qui rallonge le temps de transport crée une résistance. Qui aurait envie de passer plus de temps dans sa voiture ou son train, matin et soir ? Pour les faire baisser, l’entreprise, les managers, les accompagnants, vont chercher des solutions, négocier des compensations, organiser le travail de manière plus flexible etc.

D’autres résistances sont « symboliques », moins faciles à exprimer, parfois difficiles à avouer, et pourtant tenaces. Dans l’exemple du déménagement, le changement de taille de bureau, le passage en open space, l’éloignement géographique (parfois de quelques mètres seulement) de la direction, créent des résistances qui doivent être exprimées, entendues et auxquelles il faut que les managers puissent répondre, en en tenant compte, pour les désamorcer : organiser le travail, la communication, la concentration de chacun afin qu’il comprenne et adhère à ce changement, en devienne acteur.

Le dernier type de résistance, le plus coriace, est la résistance imaginaire: « cet open space, il est prévu pour nous fliquer », « on me confie ce changement parce qu’on ne m’aime pas, on veut me tester, me mettre en situation d’échec… », des croyances tenaces qui, si elles ne sont pas tuées dans l’oeuf, risquent de ralentir considérablement le changement, voire de le bloquer, si le résistant est influent. Pour agir efficacement contre ces résistances, les managers et dirigeants doivent donner du sens au changement, expliquer en quoi il est plus risqué de ne pas changer que de changer et surtout purger les résistances imaginaires le plus tôt possible en les écoutant et les contrant immédiatement par des faits clairs et univoques.

Merci à Elisa Domenighini de son intervention hier, sur ce sujet, dans la conférence sur le bien être au travail du club RH de l’EM Lyon (dont j’ai l’honneur d’être coprésidente!)

Valentine Chapus-Gilbert

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