Le management de la diversité
Dans le prolongement des conseils émis par Valentine dans l’article précédent, je vous recommande vivement les ouvrages que Christophe Falcoz a co-dirigé sur le thème :
« Nouvelles perspectives en management de la diversité », paru aux Editions EMS en juin 2010-06-17
et « Le management de la diversité – enjeux, fondements et pratiques ». Paru aux Editions l’Harmattan en 2007.
Christophe Falcoz, docteur en sciences de gestion, est professeur associé à l’IAE de Lyon et chercheur associé au CREPA / CNRS dans le domaine du management.
Il ouvre notamment des pistes d’actions concrètes pour les managers confrontés au quotidien à des difficultés pour gérer la diversité : comment réagir quand des collaborateurs expriment à la pause des stéréotypes discriminants ? comment favoriser l’attention à la différence culturelle ? comment déconstruire les stéréotypes ?….
Elizabeth Gauthier
“A plusieurs on va plus loin…”
C’est sur cette formule prononcée par l’un d’entre eux que s’est terminé hier le cursus de formation d’une promotion de 10 cadres que j’ai accompagnés pendant un an. Il a exprimé ainsi sa conviction et sa satisfaction qu’en groupe et avec un groupe on peut non seulement faire progresser sa pratique individuelle mais aussi développer de la compétence collective.
J’ai pu moi aussi, dans ma posture de consultant, observer comment au fur et à mesure des séances mensuelles l’état d’esprit d’équipe s’est établi, comment les participants se sont impliqués de plus en plus activement dans les réunions. Leur participation individuelle est devenue plus riche grâce à la qualité de leurs relations interpersonnelles qu’ils ont su nouées au fil des rencontres.
Lors de la séquence de déclusion, ils ont spontanément inclus dans leurs bilans personnels des signes de gratitude envers le groupe :
“… vous avez vécu mon évolution autant que moi, j’ai vraiment beaucoup appris, grâce à la bienveillance du groupe qui m’a mise à l’aise…”
” …j’ai beaucoup appris par la confrontation de vos réactions à mes réactions…”
“…j’ai réussi à mieux m’affirmer et j’ai pris conscience qu’on ne peut pas attendre un changement chez les autres sans enclencher un changement en soi…”
“…l’année m’a fait mûrir au travers du regard et du vécu des autres…”
Ces manifestations de gratitude réciproque entre professionnels m’ont confirmé une nouvelle fois que cela vaut sacrément le coup d’oser être acteur dans l’entreprise !
Elizabeth Gauthier
Etre acteur de sa vie selon Charlie Chaplin
Notre coup de coeur de cette fin d’année pour vous donner de l’élan pour être acteur dans l’entreprise en 2011…
Le jour où je me suis aimé pour vrai
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hu, je sais que ça s’appelle Respect.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grand plans , j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert l’ Humilité.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir ,mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient un allié très précieux.
Tout ceci est Savoir vivre !
Charlie Chaplin
La fermeté et la chaleur : le paradoxe d’un chef de projet heureux ?
Ce matin, j’étais en compagnie d’un chef de projet qui a la responsabilité de projets stratégiques au sein de son entreprise.
C’est un chef de projet heureux : heureux de mener des projets malgré leur complexité, malgré des inconnues, malgré des imprévus, malgré une charge de travail importante,…Comment s’y prend t-il ? Sa réponse est la suivante :
« Je dirige des projets et j’ai acquis une certaine légitimité non seulement due à mon âge avancé et à mon expérience mais par mon principe : de la fermeté et de la chaleur.
La fermeté réside dans la fixation claire de l’objectif à atteindre, tant que je ne suis pas certain que nous (chef de projet et équipe) ne sommes pas en phase avec le client sur ce qu’il faut obtenir, nous posons des questions jusqu’à ce que cela soit et devienne limpide.
Ensuite, il est nécessaire d’établir et de fixer un cadre de travail pour éviter les déconvenues.
La chaleur, c’est réussir à faire vibrer les équipes, non seulement projet mais les équipes de l’entreprise, c’est aussi être convaincu de ce que l’on fait, y mettre « ses tripes », être capable de porter le projet même aux moments difficiles, d’en faire la promotion . Il ne faut pas non plus rater une occasion de fêter les succès cela redonne de l’énergie à tout le monde et peut dans certain cas regonfler le moral des équipes. »
Créer du lien et de la relation contribue à l’efficacité et à l’atteinte de l’objectif.
Marine COUSIN-BERNARD
Une fonction de « facilitateur, d’écouteur, de médiateur, d’aideur … » dans l’entreprise ?
Vers qui se retourner dans l’entreprise quand on a besoin d’échanger sur des sujets de management ?
Vers qui aller chercher des appuis quand on souhaite trouver des solutions innovantes à un problème récurrent ?
Auprès de qui confronter son point de vue sur un thème métier, une pratique managériale, s’enrichir de l’expérience de ses pairs, ou avoir un angle de vue différent sur des dysfonctionnements quotidiens, ou encore quand on souhaite mettre en place une action particulière ?
Vers qui ???
Vers son n+1?
Vers un pair ?
Vers une personne de son équipe ?
Vers une personne des ressources humaines ?
Vers une personne avec laquelle on n’a pas de lien hiérarchique ?
Vers une personne extérieure de l’entreprise ?
…..
On a l’embarras du choix…..
Pour faire son choix quant à la personne ad hoc, un préalable s’impose : savoir ce que l’attend de cette personne :
Avoir une réponse concrète applicable immédiatement,
Avoir une écoute attentive qui permettra de trouver la solution de façon autonome,
Avoir une approche différente,
Prendre du recul
….
Bien définir ses attentes en prenant le temps de la réflexion.
Je crois que dans notre société qui vit dans l’immédiateté, le temps est un «luxe » et être capable de dégager un « moment » pour l’autre devient un « vrai luxe ».
Choisir une personne disponible en posture d’écoute est un atout dans la résolution des points posés.
Cette capacité d’écoute s’identifie par :
Une volonté de comprendre l’essentiel,
Le fait de laisser l’interlocuteur s’exprimer avec ses propres mots,
La capacité de reformuler et en même temps de comprendre en posant des questions pertinentes,
La possibilité d’aller plus loin dans l’analyse du point énoncé,
Une patience car il peut arriver que les mots soient difficiles à trouver pour verbaliser ce que l’interlocuteur ressent,
La capacité de distinguer les faits, les émotions et les ressentis.
Enfin cette écoute est bienveillante, c’est-à-dire authentique, sans jugement de valeur, ni agression.
Dans la société « on peut tout dire et tout écrire », il me semble nécessaire qu’il règne, au contraire une grande discrétion.
Cette notion, trop souvent oubliée, est primordiale dans la relation de confiance. Elle signifie savoir discerner, savoir prendre une décision et savoir garder un secret avec délicatesse.
Avez-vous trouvé la personne avec qui vous auriez envie de partager un moment ?
Ou peut-être offrir un moment ?
Marine COUSIN-BERNARD
Générer de la confiance dans une équipe
Un manager a inscrit à l’ordre du jour de son séminaire trimestriel une séquence d’échange sur la confiance. Cette valeur si fondamentale pour un fonctionnement d’équipe performante dans laquelle les membres non seulement travaillent bien ensemble mais s’entendent également bien. Mais comment se définit la confiance ? Croyance spontanée ou acquise en la valeur morale, affective, professionnelle d’une autre personne à tel point que l’on est incapable d’imaginer de sa part tromperie, trahison et incompétence, d’où l’expression confiance aveugle. Alors comment faire acquérir et développer de la confiance à l’intérieur d’une équipe ?
La communication est souvent identifiée comme le levier principal générateur de confiance. Lorsque la communication est fréquente et transparente, que les membres de l’équipe se sentent bien informés et qu’ils partagent leurs visions, ils sont prêts à se faire confiance. Le respect des engagements est un autre facteur de renforcement de la confiance. Dans un projet, si chacun met un point d’honneur à tenir les délais et les échéances fixés, ou tout du moins alerte en cas de difficulté ou de non possibilité de fournir sa contribution attendue, le niveau de confiance se maintient. Pour installer un état d’esprit positif et stimulant, rien de tel que de se donner mutuellement des signes d’encouragement et de reconnaissance. Savoir se solliciter, s’entraider, se soutenir, penser à se remercier et à valoriser sont des réflexes à cultiver pour entretenir la confiance qui est à la fois le résultat d’un fort engagement collectif et la source de celui-ci.
Elizabeth Gauthier
Notre vision
Est un « individu », au sens étymologique du terme (« indivisé ») celui qui n’est pas coupé en deux, dehors et dedans. Qui n’a jamais entendu dire dans son environnement professionnel : « je ne suis pas dans ma vie privée comme je suis dans l’entreprise » ? Etre acteur, c’est tout simplement se comporter en personne sincère et authentique, même si la simplicité n’est pas ce qu’il y a de plus facile dans l’entreprise !
Etre soi-même, sur son lieu professionnel comme sur son lieu de vie, c’est mettre en avant une qualité de présence à l’autre qui permet d’être plus juste dans les relations humaines, ce qui rend souvent le travail plus efficace. Bonne nouvelle : c’est à la portée de tous ! Osons prendre des initiatives relationnelles, faire des propositions, sortir des non-dits, du politiquement correct, exprimer nos convictions ! C’est souvent une première étape d’où découlent des micro-changements : les petits ruisseaux font les grandes rivières !
Si l’entreprise est le lieu de la créativité, de l’adaptation, de la croissance et de la rentabilité, elle est également un lieu de vie avec des règles du JEU où le JE doit pouvoir s’exprimer.